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Chapitre IV : Résultats et discussions
Les teneurs en métaux analysés dans les organes des trois poissons pageot, merlu et rouget
(présente étude) ont été déterminées par rapport au poids sec (P.S.), tandis que pour les autres
travaux, les teneurs ont été déterminées par rapport au poids frais (P.F.) et cela à partir du
pourcentage humidité de l’échantillon, calculé comme la différence entre les poids de l’échantillon
avant et après sa lyophilisation.
Les résultats montrent que pour tous les métaux analysés dans ces espèces de poisson étudiées, les
teneurs en oligo-éléments Zn, Cu et à moindre degré Ni sont plus élevées par rapport à celles du
Hg, ce qui est typiquement lié à sa toxicité. Ainsi, les teneurs en métaux analysés dans les organes
des trois poissons pageot, merlu et rouget sont supérieures à celles rapportées dans les organes de
ces mêmes poissons dans les autres études (Bentata-Keddar, 2015 ; Perugini et al., 2014 ; Tepe et
al., 2008 ; El Morhit et al., 2012 et Ennouri et al., 2012), notamment, pour le cas du zinc, cuivre
et nickel, dont leurs teneurs dans la présente étude dépassent largement celles dans des autres
études. Par ailleurs, il est bien connu que les teneurs des métaux dans les organismes ne sont pas
le seul résultat de leur biodisponibilité dans l’environnement. Les processus impliqués sont très
complexes et sont influencés même par le contaminant (taille de la molécule, spéciation chimique)
(Singh et al., 2007; Bertrand et al., 2009). De plus, les teneurs les plus élevées en Hg pour
l’ensemble des études sont tous trouvées dans le foie, ce qui confirme son rôle de détoxification.
Cependant, il est admis que les teneurs en mercure dans ces poissons sont inférieures à celles des
poissons de rang supérieur dans la chaine trophique (Mille et al., 2018).
Pour les autres métaux essentiels Zn, Cu et Ni, on note une grande variabilité entre organes, mais
dans tous les cas, les gonades et le foie montrent les valeurs les plus élevées.
De même, cette comparaison montre que seuls les teneurs en cuivre dans le muscle du pageot
échantillonné dans les eaux Atlantiques du Maroc (El Morhit et al., 2012) et celles du zinc dans le
foie de la badèche péché dans les eaux Atlantiques de la Mauritanie (Romeo et al., 1999) qui
dépassent les teneurs révélées dans la présente étude pour les trois espèces. Tandis que, les autres
teneurs en métaux sont tous inférieures à celles révélées dans la présente étude.
En outre, cette analyse comparative a confirmé que les teneurs métalliques pour une espèce et / ou
un ensemble des espèces sont rarement comparables entre elles, cela dues à la fois aux
comportements et besoins physiologiques des espèces qui varient avec la saison et les variations
des paramètres physico-chimiques du milieu (Gaspic et al., 2002).
Néanmoins, les résultats de cette comparaison renseignent sur la grandeur de la contamination
locale dans la présente étude, qui parait inquiétante, ainsi, sur l’importance d’utilisation des
espèces démersales comme bioindicateurs de la qualité de l’environnement marin.
Chapitre IV : Résultats et discussions
Les teneurs en métaux analysés dans les organes des trois poissons pageot, merlu et rouget
(présente étude) ont été déterminées par rapport au poids sec (P.S.), tandis que pour les autres
travaux, les teneurs ont été déterminées par rapport au poids frais (P.F.) et cela à partir du
pourcentage humidité de l’échantillon, calculé comme la différence entre les poids de l’échantillon
avant et après sa lyophilisation.
Les résultats montrent que pour tous les métaux analysés dans ces espèces de poisson étudiées, les
teneurs en oligo-éléments Zn, Cu et à moindre degré Ni sont plus élevées par rapport à celles du
Hg, ce qui est typiquement lié à sa toxicité. Ainsi, les teneurs en métaux analysés dans les organes
des trois poissons pageot, merlu et rouget sont supérieures à celles rapportées dans les organes de
ces mêmes poissons dans les autres études (Bentata-Keddar, 2015 ; Perugini et al., 2014 ; Tepe et
al., 2008 ; El Morhit et al., 2012 et Ennouri et al., 2012), notamment, pour le cas du zinc, cuivre
et nickel, dont leurs teneurs dans la présente étude dépassent largement celles dans des autres
études. Par ailleurs, il est bien connu que les teneurs des métaux dans les organismes ne sont pas
le seul résultat de leur biodisponibilité dans l’environnement. Les processus impliqués sont très
complexes et sont influencés même par le contaminant (taille de la molécule, spéciation chimique)
(Singh et al., 2007; Bertrand et al., 2009). De plus, les teneurs les plus élevées en Hg pour
l’ensemble des études sont tous trouvées dans le foie, ce qui confirme son rôle de détoxification.
Cependant, il est admis que les teneurs en mercure dans ces poissons sont inférieures à celles des
poissons de rang supérieur dans la chaine trophique (Mille et al., 2018).
Pour les autres métaux essentiels Zn, Cu et Ni, on note une grande variabilité entre organes, mais
dans tous les cas, les gonades et le foie montrent les valeurs les plus élevées.
De même, cette comparaison montre que seuls les teneurs en cuivre dans le muscle du pageot
échantillonné dans les eaux Atlantiques du Maroc (El Morhit et al., 2012) et celles du zinc dans le
foie de la badèche péché dans les eaux Atlantiques de la Mauritanie (Romeo et al., 1999) qui
dépassent les teneurs révélées dans la présente étude pour les trois espèces. Tandis que, les autres
teneurs en métaux sont tous inférieures à celles révélées dans la présente étude.
En outre, cette analyse comparative a confirmé que les teneurs métalliques pour une espèce et / ou
un ensemble des espèces sont rarement comparables entre elles, cela dues à la fois aux
comportements et besoins physiologiques des espèces qui varient avec la saison et les variations
des paramètres physico-chimiques du milieu (Gaspic et al., 2002).
Néanmoins, les résultats de cette comparaison renseignent sur la grandeur de la contamination
locale dans la présente étude, qui parait inquiétante, ainsi, sur l’importance d’utilisation des
espèces démersales comme bioindicateurs de la qualité de l’environnement marin.
