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Chapitre IV : Résultats et discussions
IV.2.3. Estimation de degré de contamination des poissons :
Plusieurs études ont montré que la présence des ETM principalement le cadmium, le plomb et le
mercure entraine des effets néfastes variés sur la santé humaine. Ces trois métaux sont, à des degrés
divers, des toxiques cumulatifs dont les effets sont le plus souvent insidieux. Ils sont observés
après un temps de latence de plusieurs mois pour le plomb et le mercure ou de plusieurs années
pour le cadmium.
L’étude des différents facteurs d’exposition montre que l’apport d’origine alimentaire représente
plus de 90% de l’apport total en éléments traces métalliques pour la population générale.
L’objectif de cette partie est de déterminer dans quelles mesures et pour quelles quantités la
consommation de poissons entraine un risque pour le consommateur Algérien.
Dans un premier temps, nous caractérisons, par le calcul du facteur de bioaccumulation la
probabilité du transfert des métaux analysés du milieu ambiant vers les poissons.
Dans un deuxième temps, nous en déduisons, à partir des teneurs en ETM, et de la quantité de
poissons consommée, une dose journalière (DJE) d’exposition aux ETM. Parallèlement, nous
allons estimer un quotient de danger (QD) des ETM. Enfin, à partir de la comparaison des DJE et
de QD avec des référentiels internationaux, nous relevons le facteur risque sur la santé des
consommateurs.
IV.2.3.1. Le facteur de bioaccumulation :
La bioaccumulation d’un contaminant dans les tissus d’un organisme est un biomarqueur
d’exposition à cette substance (NRC, 1983 ; Streit, 1998 ; USEPA, 1998 ; WHO, 2003 et Karlsson
et al., 2002). Cependant, lorsque l’on mesure la bioaccumulation d’un composé dans un organisme,
il est important de tenir compte de sa biodisponibilité (Belfroid et al., 1995).
L’accumulation d’une substance dans un organisme va également dépendre de sa capacité à le
métaboliser et à l’éliminer. Alors, la bioaccumulation d’un composé dans un organisme est typique
de ce composé, du milieu aquatique dans lequel il se trouve et de l’organisme cible (Ney and Van
Hassel, 1983).
Les résultats des facteurs de bioaccumulation (Tableau IV.29) montrent que le facteur de
bioaccumulation le plus élevé est celui du zinc (FBC= 2.3) enregistré pour le pageot commun.
Tandis que, le minimum est celui de mercure (FBC= 0.02) enregistré pour le pageot commun et le
rouget de vase. Les deux autres métaux (nickel et cuivre) enregistrent des FBC faibles et cela pour
les trois poissons.
Tableau IV.29 : Valeurs des facteurs de bioaccumulation des métaux par les trois poissons
Métal
FBC_Pageot
FBC_Merlu
FBC_Rouget
Min
Max
Min
Max
Min
Max
Hg
0,02
2,09
0,10
0,57
0,02
1,50
Zn
0,19
2,30
0,22
1,88
0,17
1,62
Ni
0,26
0,51
0,06
0,33
0,35
1,09
Cu
0,21
0,64
0,08
0,31
0,15
0,41
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