Synthèse bibliographique
Page 45
b.2 Les disques biologiques
C’est une technique faisant appel aux cultures fixées sur des disques biologiques tournants
autour d’un axe horizontal et baignant en partie dans l’eau à traiter où se développent les
micro-organismes et forment un film biologique épurateur à la surface des disques.
De par la rotation, la biomasse se trouve donc alternativement en contact avec l’eau à traiter et
l’oxygène de l’air. La mise en rotation des disques est généralement assurée par un moteur
électrique, un clarificateur dimensionné sur des vitesses ascensionnelles pouvant atteindre 2
m.h
-1 en pointe, doit retenir les boues en excès.
b.3 Les bio-filtres (filtres biologiques)
L’ouvrage se présente comme un filtre garni en matériaux de granulométrie suffisamment
faible pour obtenir un effet de filtration efficace dans lequel, l’accroissement de la biomasse et
les matières en suspensions de l’effluent à traiter, retenues dans le matériau, vont colmater
progressivement le lit.
Le passage de l’effluent à travers ce filtre granulaire se fait de bas en haut à partir d’un
plancher de répartition inférieur. Un système de répartition d’air, généré par les surpresseurs,
apportant l’oxygène nécessaire aux développements bactériens.
V.2.3.2 Traitements anaérobies
A l'inverse de la biodégradation aérobie, la digestion anaérobie (fermentation) des composés
organiques s'effectue en l'absence d'oxygène, par des bactéries méthanogènes conduisant à la
formation du méthane, un degré moindre du dioxyde de carbone et de l’eau.
Les traitements biologiques anaérobies, tout en assurant une élimination de la pollution
organique carbonée de 70 à 85 %, présentent un certain nombre d’avantages par rapport aux
traitements biologiques aérobies :
 faible consommation d’énergie pour les besoins du procédé ;
 faible production de boues biologiques en excès (5 fois moins que pour un traitement
aérobie) ;
 récupération d’un biogaz (à 70 % de méthane) pouvant être utilisé industriellement
comme source d’énergie (chauffage).
V.2.4 Traitements tertiaires
Les traitements tertiaires regroupent tous les traitements complémentaires permettant
d’obtenir une qualité d’effluent supérieure à celle obtenue par les procédés physico-chimiques
et biologiques classiques.
Il s’agit d’affiner l’eau en poussant l’épuration le plus loin possible en se basant sur les
objectifs voulus : l’amélioration des performances des paramètres classiques (MEST, DBO,
DCO), l’action spécifique sur des paramètres qui ne sont que peu ou pas touchés (réduction
des phosphates et d’azote et désinfestation) ou bien le recyclage et réutilisation des ER.
Précédent

Traitement des effluents industriels liquides de la raffinerie d\'Alger: étude comparative entre l\'efficacité du foin de l\'anthracité dans le traitement des eaux - 48/133

Suivant