Chapitre 3
Résultats & Discussions
41
L’identification des marques d’accroissements était difficile, à cause de la présence
d’anneaux doublés, de discontinuités ou à d’autres structures qui correspondent
à des événements acycliques (exemple : changement d’habitat, migration, etc.) (Panfili et al.,
2002). Nous avons pu observer également plusieurs zones translucides qui apparaissent
de manière irrégulière sur le patron de croissance des otolithes des merlus.
La fréquence et la position de ces derniers varient d’un individu à l’autre. Ces zones ont déjà
été observées auparavant sur les otolithes de merlus capturés en Méditerranée (Morales-Nin et
aldebert, 1997) et ailleurs (Kacher, 2004 ; Gordoa et al., 2001).
De même, le taux d’accrétion (épaisseur des accroissements) varie avec l’âge du
poisson et est gouverné par la rythmicité de l’ensemble des facteurs de l’environnement
(rythme photopériodique jour/nuit, rythme alimentaire et évolution de la température). De fait,
des perturbations physiologiques ou environnementales peuvent altérer ces circarythmes,
générant l’apparition de marques de stress et de faux anneaux (Lagardère et al., 1973).
Par ailleurs, le cycle de vie des poissons est caractérisé par des périodes critiques au cours
desquelles la mortalité des individus est particulièrement forte. Il s’agit de la phase larvaire,
mais aussi de la phase d’installation des juvéniles sur le fond et les quelques mois qui suivent
du fait de la disponibilité ou non d’un habitat approprié (Hüssy et al., 1997). Le merlu
effectue ce parcours à la recherche des eaux froides à forte salinité (Belloc, 1929) en
changeant de milieu de vie lors de sa transition vers la vie démersale à la recherche des zones
de nourriceries. Durant ce trajet, la perturbation de l’un ou de l’autre de ces facteurs
hydrologiques provoque un stress et demande un effort pour retrouver les eaux favorables,
ce qui se traduit par des marques sur le patron de croissance pendant les périodes de vie
précoces des juvéniles de merlu (Kacher, 2004).
Ces marques rendent difficile la lecture des accroissements chez les très jeunes
individus ce qui explique la diminution de l’écart type et du coefficient de variation (CV)
en fonction de l’âge.
La première phase de la vie du merlu est la phase pélagique (embryonnaire et larvaire)
qui caractérise les premiers jours de vie du merlu. La durée moyenne de cette phase
est estimée à 41 jours en baie de Jijel ; cette estimation est proche de celles faites pour
le merlu vivant en mer Adriatique (40 jours) (Arneri et Morales-Nin, 2000) et dans les eaux
Atlantiques où elle est moyennée à 39 jours (Kacher, 2004).
Résultats & Discussions
41
L’identification des marques d’accroissements était difficile, à cause de la présence
d’anneaux doublés, de discontinuités ou à d’autres structures qui correspondent
à des événements acycliques (exemple : changement d’habitat, migration, etc.) (Panfili et al.,
2002). Nous avons pu observer également plusieurs zones translucides qui apparaissent
de manière irrégulière sur le patron de croissance des otolithes des merlus.
La fréquence et la position de ces derniers varient d’un individu à l’autre. Ces zones ont déjà
été observées auparavant sur les otolithes de merlus capturés en Méditerranée (Morales-Nin et
aldebert, 1997) et ailleurs (Kacher, 2004 ; Gordoa et al., 2001).
De même, le taux d’accrétion (épaisseur des accroissements) varie avec l’âge du
poisson et est gouverné par la rythmicité de l’ensemble des facteurs de l’environnement
(rythme photopériodique jour/nuit, rythme alimentaire et évolution de la température). De fait,
des perturbations physiologiques ou environnementales peuvent altérer ces circarythmes,
générant l’apparition de marques de stress et de faux anneaux (Lagardère et al., 1973).
Par ailleurs, le cycle de vie des poissons est caractérisé par des périodes critiques au cours
desquelles la mortalité des individus est particulièrement forte. Il s’agit de la phase larvaire,
mais aussi de la phase d’installation des juvéniles sur le fond et les quelques mois qui suivent
du fait de la disponibilité ou non d’un habitat approprié (Hüssy et al., 1997). Le merlu
effectue ce parcours à la recherche des eaux froides à forte salinité (Belloc, 1929) en
changeant de milieu de vie lors de sa transition vers la vie démersale à la recherche des zones
de nourriceries. Durant ce trajet, la perturbation de l’un ou de l’autre de ces facteurs
hydrologiques provoque un stress et demande un effort pour retrouver les eaux favorables,
ce qui se traduit par des marques sur le patron de croissance pendant les périodes de vie
précoces des juvéniles de merlu (Kacher, 2004).
Ces marques rendent difficile la lecture des accroissements chez les très jeunes
individus ce qui explique la diminution de l’écart type et du coefficient de variation (CV)
en fonction de l’âge.
La première phase de la vie du merlu est la phase pélagique (embryonnaire et larvaire)
qui caractérise les premiers jours de vie du merlu. La durée moyenne de cette phase
est estimée à 41 jours en baie de Jijel ; cette estimation est proche de celles faites pour
le merlu vivant en mer Adriatique (40 jours) (Arneri et Morales-Nin, 2000) et dans les eaux
Atlantiques où elle est moyennée à 39 jours (Kacher, 2004).
