Chapitre 1
Généralités
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L’interprétation des lectures des macrostructures des otolithes pour l’estimation de l’âge
du merlu reste difficile. Une première tentative de mise en place d’une méthodologie
objective a été testée sur les merlus du golfe du Lion (Courbin et al., 2007). Elle apporte
des pistes intéressantes qui devront être développées.
1.2.1.4.2. DIMORPHISME SEXUEL
Pour le merlu Européen, de nombreux auteurs ont décrits une croissance plus rapide
des femelles, comparée à celle des mâles, aussi bien pour la population atlantique (Casey
et Pereiro, 1995 ; Pineiro et Sainza, 2003) que méditerranéenne (Aldebert et Carries, 1989a ;
Recasens et al., 1998). Les tailles maximales observées pour les femelles sont également plus
importantes que pour les mâles. Elles atteignent 100.7 cm pour les femelles et 72.8 cm pour
les mâles en Méditerranée (Aldebert et Recasens, 1995), et respectivement 110 et 80 cm
en Atlantique (Lucio et al., 2000). Les raisons physiologiques de ce dimorphisme sexuel n’ont
néanmoins jamais été identifiées (Bodiguel, 2008).
1.2.1.5. REPRODUCTION
La connaissance de la physiologie de la reproduction du merlu est limitée. À l’échelle
de la population, la reproduction peut s’étaler sur toute l’année, sur des fonds de 100 à 300 m,
avec une période plus active en fin d’automne et durant l’hiver dans le golfe du Lion
(Recasens et al., 1998). Le merlu est un pondeur multiple (Pérez et Pereiro, 1985 ; Sarano,
1986 ; Murua et al., 2006). Durant la reproduction, une femelle peut pondre de 1 à 5 fois en
quelques semaines (Sarano, 1983). La reproduction du merlu Européen se caractérise par
le développement asynchrone des ovocytes (des ovocytes de toutes les étapes de maturation
sont présents en même temps dans les ovaires), ce qui a été interprété comme la preuve
d’une durée indéterminée de la fécondité au cours de l’année (Murua et al., 2006).
Les œufs sont émis en pleine eau, généralement en bordure du plateau continental,
et la fécondation est externe. Les larves de merlu sont principalement trouvées en bordure
du plateau continental (Olivar et al., 2003), alors que les juvéniles se répartissent dans
les eaux moins profondes, entre 50 et 150 m, sur le plateau continental (Maynou et al., 2003).
Ce schéma de frai se traduit par une longue période de recrutement, bien qu’un pic
de recrutement annuel soit généralement plus prononcé au début de l'été (juin-juillet)
(Bodiguel, 2008).
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