Généralité 2018
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de l’eau ou par des précipitations atmosphériques), ils seront biodisponibles et peuvent être
assimilés et concentrés de ce fait par les organismes marins.
Le temps de résidence dans l’atmosphère et la distance parcourus dépendent des
précipitations (qui tendent à accélérer la chute des polluants), des courants atmosphériques et en
particulier des propriétés physiques ou chimiques des polluants (nature, taille, poids moléculaire
…)
La distribution de nombreux métaux dans le milieu océanique dépend largement des
courants marins et des mécanismes d’adsorption. Les ions métalliques se fixent ainsi à la
surface des particules en suspension qui se décantent vers le fond marin (flux particulaire) ce qui
conduit à leur concentration sur le fond pour enrichir les sédiments marins (phénomène de
sédimentation). Cette concentration et cet enrichissement peuvent être aussi l’œuvre de
processus biologique. En effet, les animaux pélagiques participent à la sédimentation des métaux
traces dans le milieu marin. Lowan et al, (1971) ont démontrés que 90 % du transport vertical
des métaux traces est effectué sous forme de pelotes fécales, de détritus et déchets organiques
d’algues et d’animaux.
Certains métaux peuvent être libérés et remis en solution bien avant d’atteindre le fond.
Les polluants concentrés au niveau du sédiment du fond marin peuvent également être
remobilisés dans la masse d’eau sus-jacente par l’action mécanique de remise en suspension de
sédiment ou sous formes de substances chimiques issues de métabolisme des êtres vivants
(bactéries).
Olausson (1970) souligne que 25 à 75% des métaux traces retenus par les sédiments sont
libérés dans l’eau et deviennent bio-disponibles et accessibles aux organismes.
2.7 La spéciation des métaux traces
Pour bien cerner la problématique des métaux lourds, il faut avoir à l’esprit que ces
éléments sont ubiquistes dans notre environnement quotidien sous différentes formes chimiques
, pouvant chacune conférer une propriété particulière (solubilité, toxicité...) au métal étudié. En
effet, à côté des formes minérales les plus simples, les métaux traces peuvent aussi être apportés
au compartiment aquatique sous forme organique ou sous forme de complexes
organométalliques (chélates) (Benedetto, 1997) ou encore sous de multiples formes physiques
(particulaire, dissoute ou colloïdale). Une fois arrivée à destination, ils peuvent subir diverses
réactions physico-chimiques et biologiques qui vont influencer leur spéciation (Oursel, 2013).
 Le cadmium
La spéciation du cadmium (Cd) est relativement plus simple que celle du mercure ou du plomb,
car il ne possède qu’une seule forme ionique libre : le cation divalent (Cd
2 ). Le cadmium à l’état
fondamental (atome) n’est pas toxique pour les organismes vivants, mais il le devient après
transformation à l’état ionisé (Cd
2+ ) par oxydation (Picot, 2015). Dans le milieu aquatique, sa
spéciation et ses transformations sont
gouvernées par un ensemble de variables
physicochimiques du milieu (salinité, pH, potentiel redox, caractéristiques sédimentologies,
nature géochimique des particules, concentration en chlorures) ou formes physiques (dissoute,
colloïdale, particulaire) et chimiques (minérale ou organique). Le cadmium peut se retrouver
sous diverses formes : Cd
2+ ; CdCl
+ ; CdCl 2 ; CdCl
-3 ; CdS; Cd(HS)
+ ; Cd(HS)
2 ; Cd(HS)
-3 ;
Cd(OH)
+ ; Cd(OH) 2 ; CdCO 3 ... (Stellio, 2005).
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Biosurveillance des métaux traces chez deux espèces de moules (Mytilus galloprovincialis (Lamarck 1819) et Perna perna (Linnaeus 1758)) dans le littoral algérois: - 23/82

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