Généralité 2018
3
1 Généralités sur la pollution
1.1 Définition de la pollution marine
La pollution marine a été définie lors de la convention de MONTEGO-BAY 1982 des
nations unis sur le droit de la mer, le terme de pollution fait l'objet d’une définition, reconnue par
l’ensemble de la communauté scientifique internationale (GESAMP), comme étant :
«l’introduction par l'homme, directement ou indirectement, de substances ou d'énergie dans le
milieu marin (y compris les estuaires) occasionnant des effets néfastes tels que des nuisances
envers les ressources biologiques, des risques pour la santé de l'homme, des entraves aux
activités maritimes (y compris la pêche), une altération de la qualité de l'eau de mer du point de
vue de son utilisation et une dégradation des valeurs d’agréments (Ramade, 2000)».
Elle est aussi définie comme : «l’introduction directe ou indirecte de déchets, de
substances, ou d’énergie, y compris de sources sonores sous-marines d’origine humaine, qui
entraîne ou qui est susceptible d’entraîner des effets nuisibles pour les ressources vivantes et les
écosystèmes marins, avec pour conséquence, un appauvrissement de la biodiversité, des risques
pour la santé humaine, des obstacles pour les activités maritimes, et notamment la pêche, le
tourisme et les loisirs ainsi que les autres utilisations de la mer, une altération de la qualité des
eaux du point de vue de leur utilisation, et une réduction de la valeur d’agrément du milieu
marin» (David, 2014).
1.2 Les types de la pollution
Les pollutions engendrées sont très diverses, une classification basée sur leur nature
physico-chimique prédominante et les usages de l’eau qui sont à l’origine des pollutions est
établie. (Ramade, 2000) A partir de la nature prédominante de la pollution, on distingue plusieurs
catégories :
1.2.1 Pollution chimique
Cette pollution est due à l’entrée d’un ou plusieurs éléments indésirables dans la
composition chimique de l’eau marine (kankou, 2004) Ces éléments peuvent être soient des
composés minéraux (engrais, métaux toxiques…), organiques (hydrocarbures, molécules de
synthèses…) ou des composés organochlorés tels que les amines et les phénols… (Ramade,
2000).
1.2.2 Pollution microbiologique
Cette pollution est une forme de pollution organique, parmi ses agents causals, nous
citons : Les micro-organismes pathogènes tels que les bactéries et les virus : Ils sont apportés par
les eaux usées directement rejetées en mer. Les proliférations non pathogènes de micro algues
causant des déséquilibres du milieu naturel et des modifications dans les chaînes alimentaires
(bloom phytoplanctonique, eutrophisation). La principale cause de ces proliférations
planctoniques est les apports des déchets industriels, domestiques et agricoles riches en nitrates
et phosphates (kankou, 2004) .
1.2.3 Pollution physique
La pollution physique est liée aux facteurs influents sur l’état physique de l’eau tels que la
température, la présence des particules ou mousses et le changement de l’effet réfractaire de
l’eau (kankou, 2004) , ainsi que les rejets d’eau chaude des centrales nucléaires, les nappes
pétrolières et les radiations ionisantes (Lacaze, 1996). Les apports des eaux chaudes diminuent
3
1 Généralités sur la pollution
1.1 Définition de la pollution marine
La pollution marine a été définie lors de la convention de MONTEGO-BAY 1982 des
nations unis sur le droit de la mer, le terme de pollution fait l'objet d’une définition, reconnue par
l’ensemble de la communauté scientifique internationale (GESAMP), comme étant :
«l’introduction par l'homme, directement ou indirectement, de substances ou d'énergie dans le
milieu marin (y compris les estuaires) occasionnant des effets néfastes tels que des nuisances
envers les ressources biologiques, des risques pour la santé de l'homme, des entraves aux
activités maritimes (y compris la pêche), une altération de la qualité de l'eau de mer du point de
vue de son utilisation et une dégradation des valeurs d’agréments (Ramade, 2000)».
Elle est aussi définie comme : «l’introduction directe ou indirecte de déchets, de
substances, ou d’énergie, y compris de sources sonores sous-marines d’origine humaine, qui
entraîne ou qui est susceptible d’entraîner des effets nuisibles pour les ressources vivantes et les
écosystèmes marins, avec pour conséquence, un appauvrissement de la biodiversité, des risques
pour la santé humaine, des obstacles pour les activités maritimes, et notamment la pêche, le
tourisme et les loisirs ainsi que les autres utilisations de la mer, une altération de la qualité des
eaux du point de vue de leur utilisation, et une réduction de la valeur d’agrément du milieu
marin» (David, 2014).
1.2 Les types de la pollution
Les pollutions engendrées sont très diverses, une classification basée sur leur nature
physico-chimique prédominante et les usages de l’eau qui sont à l’origine des pollutions est
établie. (Ramade, 2000) A partir de la nature prédominante de la pollution, on distingue plusieurs
catégories :
1.2.1 Pollution chimique
Cette pollution est due à l’entrée d’un ou plusieurs éléments indésirables dans la
composition chimique de l’eau marine (kankou, 2004) Ces éléments peuvent être soient des
composés minéraux (engrais, métaux toxiques…), organiques (hydrocarbures, molécules de
synthèses…) ou des composés organochlorés tels que les amines et les phénols… (Ramade,
2000).
1.2.2 Pollution microbiologique
Cette pollution est une forme de pollution organique, parmi ses agents causals, nous
citons : Les micro-organismes pathogènes tels que les bactéries et les virus : Ils sont apportés par
les eaux usées directement rejetées en mer. Les proliférations non pathogènes de micro algues
causant des déséquilibres du milieu naturel et des modifications dans les chaînes alimentaires
(bloom phytoplanctonique, eutrophisation). La principale cause de ces proliférations
planctoniques est les apports des déchets industriels, domestiques et agricoles riches en nitrates
et phosphates (kankou, 2004) .
1.2.3 Pollution physique
La pollution physique est liée aux facteurs influents sur l’état physique de l’eau tels que la
température, la présence des particules ou mousses et le changement de l’effet réfractaire de
l’eau (kankou, 2004) , ainsi que les rejets d’eau chaude des centrales nucléaires, les nappes
pétrolières et les radiations ionisantes (Lacaze, 1996). Les apports des eaux chaudes diminuent
