CONCLUSION
71
Ce travail se veut une contribution à l’étude des œufs et des larves des poissons
téléostéens obtenues au cours de la compagne Ecosys-Centre 2015 organisé par le CNRDPA
durant l’année 2015, au niveau de la région centre algérienne.
Durant notre étude, nous avons identifié 10 espèces de larves et 12 espèces d’œufs
appartenant à 16 familles :
Blennidae, Clupeidae, Engraulidae, Gobidae, Labridae, Mugilidae, Sciaenidae,
Scophthalmidae, Serranidae, Soleidae, Sparidae, Trichiuridae, Triglidae, Gonostomatidae,
Scombridae, Myctophidae.
Malgré la diversité spécifique en poissons téléostéens dans le bassin algérien, le nombre
relativement faible en espèces pourrait être dû à l’aire d’investigation qui est très réduite et à
la période d’étude limitée.
Les résultats obtenus par l’analyse de variance permettent de dire que les échantillons ne
caractérisent pas la même zone car les œufs et les larves se concentrent en priorité dans
certaines zones géographiques bien localisées tandis qu’ils sont absents dans des zones
adjacentes.
L’occupation des zones est déterminée principalement par des facteurs
environnementaux qui créent l’hétérogénéité du milieu. Cette hétérogénéité aboutit à
l’existence des zones favorables et non favorables, ajoutons à cela que les variations des
paramètres du milieu qui influent sur la reproduction des espèces, leurs période de ponte et le
développement larvaire, ces derniers seraient responsables de la présence ou de l’absence de
leurs œufs et larves à des périodes bien précises de l’année.
Les formes identifiées présentent les mêmes caractéristiques que celles décrites dans la
littérature, les seules différences résident dans leur répartition spatio-temporelle et leur
abondance qui varient selon les périodes de ponte des différentes espèces, même si nous
avons remarquer que les travaux sur l’ichtyoplancton en Algérie sont peu nombreux, c’est
pour cette raison, nous n’avons pas pu faire une étude comparative.
Dans le cas où nous considérons l’aspect quantitatif ou nombre total des espèces rencontrés,
l’ichtyoplancton a présenté une certaine variabilité intra et inter-espèce d’un trait à l’autre,
cela se voit dans le cas des larves par la dominance de Boops boops qui représente 41 % des
prises totales et une nette dominance des œufs de Sardina pilchardus suivie par S.aurita avec
Précédent

Contribution à l\'étude des oeufs et des larves des poissons téléostéens au niveau de la zone centre algérienne: - 72/85

Suivant