CHAPITRE 5 : IMPACT DES INFRASTRUCTURES SUR LE LITTORAL DE SIDI-FREDJ
104
Les plages connaissent de nos jours un recul. Entre les pressions économiques et
environnementales, la préservation du trait de côte est devenue un enjeu essentiel. Il faut pour cela
avoir une meilleure compréhension des processus d'érosion. En effet la présence d'ouvrages
maritimes en dur (jetées, cordons d'enrochement) a eu fil des années une influence négative sur
l'environnement en plus de la pollution visuelle, ces ouvrages ne font que déplacer les problèmes
d'érosion de quelques centaines de mètres. Dans de nombreuses régions du monde, le littoral est
attaque des études consacrées aux traits de cote confirment que leur évolution est souvent causée
ou accélérée par les interventions humaines.
1 PROBLEMATIQUE ET ENJEUX DE LA ZONE
La plage Est de Sidi-Fredj a été considérée comme stable jusqu’à 1950. Depuis cette date, elle a été
le siège d’une importante érosion marine, qui s’est fait beaucoup sentir durant les années 1970
causant ainsi un recul important du trait de côte, la disparition des constructions, et ce jusqu’à
l’effondrement de certaines d’entre-elles, ceci a réduit considérablement sa capacité balnéaire. Cet
état de ruine n’a pas manqué d’attirer, dès 1990, l’attention des autorités communales de Sidi-Fredj,
qui ont lancé une opération de protection à partir de 1997. La solution préconisée par le laboratoire
des études maritimes (L.E.M), est réalisée, elle consiste en une protection de la plage par
l’implantation d’une batterie d’épis. Cependant, ces dispositifs d’aménagement ne permettent pas
à lui seul de la reconstituer, d’où s’impose l’idée d’un rechargement artificiel, mais qui nécessitera
de ramener des quantités de sables provenant de l’embouchure de Oued Beni Messous.
2 EROSION DE LA PLAGE DE SIDI-FREDJ
Plusieurs facteurs contribuent à l’érosion de la plage Est de Sidi-Fredj, ces facteurs peuvent être
naturels ou anthropique (Aini, 2012). Parmi ces facteurs on peut citer :
L’action des houles provoque un transit littoral d’Est vers l’Ouest, créant ainsi une zone
d’engraissement à l’abri de la jetée Est du port de Sidi-Fredj. En effet les houles d’été qui
proviennent de Nord-Est engendre un courant de dérive Est-Ouest c'est-à-dire vers le port
provoquant ainsi l’engraissement de cette zone. En saison hivernale, la prédominance des
houles du secteur Nord-Ouest engendre une dérive littorale Ouest-est. Ce courant de dérive
touche beaucoup plus la zone de Moretti que la zone située entre l’hôtel El Riad et la jetée
sud du port de Sidi-Fredj.
La construction du port de Sidi-Fredj a entrainé un changement de l’angle d’approche de
la houle dominante NO, ce qui a accélère la dérive littorale devant El Minzah, El Riad et
Moretti, provoquant ainsi une zone d’érosion irréversible. Le sable arraché est charrié vers
l’Est avant qu’il ne soit sédimenté sur la plage sous-marine.
L’édification du village de Moretti sur la haute plage, a entrainé la réduction de la plage, de
plus la construction d’un chemin de promenade soutenu par un muret vertical a provoqué
l’intensification de l’attaque de la houle.
Les extractions massives et importantes des sables à l’embouchure de l’Oued Beni Messous
et au niveau de l’hôtel El Riad ont contribué au déficit sédimentaire du littoral.
L'aménagement portuaire qui contribue à une perturbation de la sédimentation ainsi que la
modification de l'évolution de la ligne de rivage.
104
Les plages connaissent de nos jours un recul. Entre les pressions économiques et
environnementales, la préservation du trait de côte est devenue un enjeu essentiel. Il faut pour cela
avoir une meilleure compréhension des processus d'érosion. En effet la présence d'ouvrages
maritimes en dur (jetées, cordons d'enrochement) a eu fil des années une influence négative sur
l'environnement en plus de la pollution visuelle, ces ouvrages ne font que déplacer les problèmes
d'érosion de quelques centaines de mètres. Dans de nombreuses régions du monde, le littoral est
attaque des études consacrées aux traits de cote confirment que leur évolution est souvent causée
ou accélérée par les interventions humaines.
1 PROBLEMATIQUE ET ENJEUX DE LA ZONE
La plage Est de Sidi-Fredj a été considérée comme stable jusqu’à 1950. Depuis cette date, elle a été
le siège d’une importante érosion marine, qui s’est fait beaucoup sentir durant les années 1970
causant ainsi un recul important du trait de côte, la disparition des constructions, et ce jusqu’à
l’effondrement de certaines d’entre-elles, ceci a réduit considérablement sa capacité balnéaire. Cet
état de ruine n’a pas manqué d’attirer, dès 1990, l’attention des autorités communales de Sidi-Fredj,
qui ont lancé une opération de protection à partir de 1997. La solution préconisée par le laboratoire
des études maritimes (L.E.M), est réalisée, elle consiste en une protection de la plage par
l’implantation d’une batterie d’épis. Cependant, ces dispositifs d’aménagement ne permettent pas
à lui seul de la reconstituer, d’où s’impose l’idée d’un rechargement artificiel, mais qui nécessitera
de ramener des quantités de sables provenant de l’embouchure de Oued Beni Messous.
2 EROSION DE LA PLAGE DE SIDI-FREDJ
Plusieurs facteurs contribuent à l’érosion de la plage Est de Sidi-Fredj, ces facteurs peuvent être
naturels ou anthropique (Aini, 2012). Parmi ces facteurs on peut citer :
L’action des houles provoque un transit littoral d’Est vers l’Ouest, créant ainsi une zone
d’engraissement à l’abri de la jetée Est du port de Sidi-Fredj. En effet les houles d’été qui
proviennent de Nord-Est engendre un courant de dérive Est-Ouest c'est-à-dire vers le port
provoquant ainsi l’engraissement de cette zone. En saison hivernale, la prédominance des
houles du secteur Nord-Ouest engendre une dérive littorale Ouest-est. Ce courant de dérive
touche beaucoup plus la zone de Moretti que la zone située entre l’hôtel El Riad et la jetée
sud du port de Sidi-Fredj.
La construction du port de Sidi-Fredj a entrainé un changement de l’angle d’approche de
la houle dominante NO, ce qui a accélère la dérive littorale devant El Minzah, El Riad et
Moretti, provoquant ainsi une zone d’érosion irréversible. Le sable arraché est charrié vers
l’Est avant qu’il ne soit sédimenté sur la plage sous-marine.
L’édification du village de Moretti sur la haute plage, a entrainé la réduction de la plage, de
plus la construction d’un chemin de promenade soutenu par un muret vertical a provoqué
l’intensification de l’attaque de la houle.
Les extractions massives et importantes des sables à l’embouchure de l’Oued Beni Messous
et au niveau de l’hôtel El Riad ont contribué au déficit sédimentaire du littoral.
L'aménagement portuaire qui contribue à une perturbation de la sédimentation ainsi que la
modification de l'évolution de la ligne de rivage.
