Partie I.
Chapitre I. Contexte mondiale et local de l’aquaculture
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Définition
L’aquaculture est définie comme étant l’élevage des organismes aquatiques. L’élevage
implique une certaine forme d’intervention dans son processus pour améliorer la production,
comme l’empoissonnement régulier, l’alimentation, la protection contre les prédateurs, etc.
Selon le degré de la maîtrise de cycle d’élevage, les espèces se répartissent en deux groupes :
celles dont l’élevage est entièrement contrôlé (bar, daurade, salmonidés) et celles dont le
grossissement est pratiqué à partir d’alevins pêchés dans le milieu naturel (sériole, thon).
1. Situation mondiale de l’aquaculture
La croissance de la population, l’amélioration des revenus (Farmery et al. 2014) et
l’urbanisation ont modifié les habitudes de consommation, et ont entrainé un développement
spectaculaire de la consommation apparente des produits aquatiques par personne (Ferreira et
al. 2014; Béné et al. 2016). Une estimation préliminaire de la FAO (2018) montre en effet que
la quantité moyenne du poisson consommé par personne est passée de 9,9 kg dans les années
1960 à 19,2 kg en 2012. Cette consommation annuelle par habitant varie en raison de
l’influence des facteurs culturels, économiques et géographiques, y compris la proximité et
l’accessibilité des aires de débarquement du poisson et des exploitations aquacoles (FAO
2020). Les produits aquatiques sont essentiels pour la sécurité alimentaire et pour la santé
grâce à leur richesse en protéine et en micronutriments (vitamines D et B) et en minéraux
(calcium, phosphore, l’iode, le zinc, le fer et le sélénium) (Fiedler et al. 2016; Gupta 2018).
Aujourd'hui, 82 % des stocks mondiaux de poissons sont pleinement exploités, surexploités,
ou épuisés (Jensen et al. 2015) dont environ 32 % sont surexploités ou épuisés (FAO 2013).
Depuis 2015, l’aquaculture est la principale source de poisson disponible pour la
consommation humaine, sa production pourra atteindre 140 millions tonnes d'ici l'an 2050
(Alexander et al. 2015) vue qu’en 2018, 53% de la consommation humaine mondiale de
poissons, mollusques et crustacés provenaient de l'aquaculture contre une contribution de 19
% en 1990 (Yossa and Verdegem 2015; FAO 2020).
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