Chapitre III : Etude de la cinématique du trait de côte
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L’EPR moyen pour cette période affiche une valeur de -0.54 m/an et le NSM est de -6.5 m.
Ces résultats concordent avec une étude récente sur la zone réalisée par (Bounoua et al., 2017)
et confirment la forte vulnérabilité et la tendance à l’érosion à laquelle la zone fait face.
Durant cette période, une rapide évolution négative est observée avec des EPR de -1.32 m/an
et de -1.8 m/an respectivement pour Zerzouria et Tamaris (Figure III-48). En effet,
l’expansion de l’urbanisation a induit l’augmentation des enjeux et avec cela, le besoin de
protéger les biens installés sur la zone côtière, comme cela a été le cas suite aux épisodes de
tempêtes de 2007.A cet effet, les enregistrements de l’ONM, stations de la région Alger-Est,
ont permis de détecter un nombre important de tempêtes qui ont fortement influencé
l’évolution de la zone.
Ces ouvrages de défense ont eu un fort impact sur le transit du sédiment de façon générale,
impliquant la formation de surfaces d’accumulation, entrainant un déficit dans le budget
sédimentaire et accentuant l’érosion dans certaines parties des zones adjacentes.
Dans le même sens, des accrétions ponctuelles sont observées sur les plages du secteur 02 au
niveau des infrastructures de protection Flots Bleus et Hay Echouhada (Ex Surcouf). Mais,
celles-ci ne parviennent pas à réduire ni à rendre stable l’évolution négative que connait la
partie Ouest de ce secteur où l’on note un EPR de -0.42 m/an.
Un constat similaire est établi pour les plages : Décaplage, Tarfaia et Réghaïa où les EPR sont
respectivement de -0.49 m/an, -0.28 m/an et -0.17 m/an. Il est à noter que la plage d’El
Kadousse, qui se localise entre les deux plages de Tarfaia et Réghaia, présente un EPR
d’environ +0.45 m/an. Ceci est dû à la présence du cordon dunaire réduisant ainsi le taux
d’érosion par compensation du sédiment pour cette plage et pour les deux plages adjacentes.
Le tableau III-8, présente les surfaces gagnées et perdues le long de la zone d'étude. En fait,
les mesures des changements linéaires du littoral complétées par le calcul des bilans de
surface offrent une vision de la cinématique côtière en deux dimensions (Kermani et al.,
2016).
Selon le tableau III-8, la superficie totale des plages perdues au cours de la période allant de
1959 à 2017 est de 3,09 ha, à l’exception de la plage El Kadousse, située dans la partie
orientale de la région Est, qui présente un gain de 5,77 ha. Cela améliore le bilan de
l'ensemble de la zone à une valeur positive de 3,49 ha.
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L’EPR moyen pour cette période affiche une valeur de -0.54 m/an et le NSM est de -6.5 m.
Ces résultats concordent avec une étude récente sur la zone réalisée par (Bounoua et al., 2017)
et confirment la forte vulnérabilité et la tendance à l’érosion à laquelle la zone fait face.
Durant cette période, une rapide évolution négative est observée avec des EPR de -1.32 m/an
et de -1.8 m/an respectivement pour Zerzouria et Tamaris (Figure III-48). En effet,
l’expansion de l’urbanisation a induit l’augmentation des enjeux et avec cela, le besoin de
protéger les biens installés sur la zone côtière, comme cela a été le cas suite aux épisodes de
tempêtes de 2007.A cet effet, les enregistrements de l’ONM, stations de la région Alger-Est,
ont permis de détecter un nombre important de tempêtes qui ont fortement influencé
l’évolution de la zone.
Ces ouvrages de défense ont eu un fort impact sur le transit du sédiment de façon générale,
impliquant la formation de surfaces d’accumulation, entrainant un déficit dans le budget
sédimentaire et accentuant l’érosion dans certaines parties des zones adjacentes.
Dans le même sens, des accrétions ponctuelles sont observées sur les plages du secteur 02 au
niveau des infrastructures de protection Flots Bleus et Hay Echouhada (Ex Surcouf). Mais,
celles-ci ne parviennent pas à réduire ni à rendre stable l’évolution négative que connait la
partie Ouest de ce secteur où l’on note un EPR de -0.42 m/an.
Un constat similaire est établi pour les plages : Décaplage, Tarfaia et Réghaïa où les EPR sont
respectivement de -0.49 m/an, -0.28 m/an et -0.17 m/an. Il est à noter que la plage d’El
Kadousse, qui se localise entre les deux plages de Tarfaia et Réghaia, présente un EPR
d’environ +0.45 m/an. Ceci est dû à la présence du cordon dunaire réduisant ainsi le taux
d’érosion par compensation du sédiment pour cette plage et pour les deux plages adjacentes.
Le tableau III-8, présente les surfaces gagnées et perdues le long de la zone d'étude. En fait,
les mesures des changements linéaires du littoral complétées par le calcul des bilans de
surface offrent une vision de la cinématique côtière en deux dimensions (Kermani et al.,
2016).
Selon le tableau III-8, la superficie totale des plages perdues au cours de la période allant de
1959 à 2017 est de 3,09 ha, à l’exception de la plage El Kadousse, située dans la partie
orientale de la région Est, qui présente un gain de 5,77 ha. Cela améliore le bilan de
l'ensemble de la zone à une valeur positive de 3,49 ha.
