Chapitre III : Etude de la cinématique du trait de côte
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3.9.2.1.1 Période allant de 1959 jusqu’à 2015
Les résultats durant cette période montrent que la zone connait beaucoup de fluctuation sur le
bilan sédimentaire hormis certains secteurs protégés avec des structures lourdes contre
l’érosion. De façon générale, l’ensemble des secteurs a subi un recul considérable.
La zone qui s’étale entre « Bateau Cassé » et « Verte Rive » semble être la plus affectée par le
phénomène d’érosion. La perte de terrain s’est faite sur un rythme d’environ 0.85 m/an et a
permis de constater un recul de plus de – 47mètres.
En revanche, la zone adjacente à l’embouchure de l’Oued El Harrach semble être la plus
épargnée, en raison des différents aménagements qu’a subi cette partie de la zone. On observe
par exemple plus de 64m de gain sur la plage de Piquet Blanc et où la vitesse d’accrétion
avoisine les 3.5m/an, depuis l’installation de la jetée de protection de la plage qui bloque le
transit sédimentaire (Figure III-38).
En vue de la forte anthropisation, il s’avère complexe de comprendre le fonctionnement de la
mobilité de la ligne de rivage dans la région centre. Pour cette raison, une étude
chronologique permettra une observation plus détaillée de cette dernière. Une analyse
diachronique du trait de côte a donc été effectuée sur trois périodes distinctes, 1959-1980,
1980-2003 et 2003-2015. Les dates ont été sélectionnées de sorte à rendre l’impact du
défrichement dunaire plus visible et ce, pour des besoins d’exploitation dans un cas d’étude
ultérieur.
Figure III-38 : Synthèse statistique de l’évolution de la ligne de rivage dans la région centre durant la période 1959-2015.
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