Chapitre III : Etude de la cinématique du trait de côte
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3.2.3.3 Modes d’acquisition des levés du trait de côte
L’analyse spatio-temporelle de la ligne du rivage nécessite l’emploi de techniques à la fois
modernes et classiques.
L’acquisition des positions de la ligne de rivage pour l’analyse multi-temporelle s’est faite à
travers deux modes de hautes précisions : la photographie aérienne et le GPS différentiel
(DGPS). Les images satellitaires quant à elles, ont été exclues pour ne pas altérer la qualité
des résultats vue leur marge d’erreur qui reste assez importante par rapport aux deux
précédents modes. Le besoin a été formulé dans les optiques suivantes :
- Sectoriser et localiser l’évolution du trait de côte (volet cartographique),
- Mesurer et quantifier puis représenter cette évolution de façon statistique.
3.3 Méthodes de détection des variations de la position de la ligne de rivage
Parmi les techniques mises en œuvre pour étudier la mobilité d’une ligne de référence donnée,
on distingue les méthodes de terrain privilégiant l’observation directe et les méthodes fondées
sur l’observation indirecte.
3.3.1 Approche indirecte
3.3.1.1 La photographie aérienne
C’est une méthode d’observation indirecte et pertinente qui s’appuie sur tous les types de
milieux. La photographie aérienne à but cartographique est caractérisée par son format, sa
résolution pixel de 10 à 50 cm et par son échelle, allant de 1/8 000 jusqu'au 1/50 000 (Mellet
et al., 2012). L’estimation de la marge d'erreur de la position du trait de côte via la
photographie aérienne est fixée à ±10m (Suanez, 1997 ; Sabatier, 2001 ; Boutiba, 2006).
Les images brutes saisies sont redressées (mises en conformité géographique) et
géoréférencées. Il est nécessaire pour cela de disposer de points de référence géographique de
façon à localiser, recaler et redresser les images et éliminer ainsi les déformations dues à la
prise de vue (Faye, 2010). Les images sont intégrées dans un ensemble d’images pour
constituer un orthophotoplan géoréférencé, géré ensuite par un Système d’Information
Géographique (SIG).
Stafford et Langfelder (1971) estiment que les erreurs dues aux déformations des clichés
aériens verticaux sont tolérables si l’on travaille sur des côtes basses sur des périodes de dates
très éloignées et en utilisant uniquement la partie centrale du cliché qui est la zone la moins
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