Chapitre II
Etude de l’activité de pêche dans le port de Cherchell
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d’autres personnes en charges à part sa famille ; 50% d’entre eux soit deux détaillants ont un
niveau primaire, 50% ont un niveau moyen, ils ont 36 ans d’expérience en moyenne,
seulement un qui est assuré, et deux possédants d’un registre de commerce.
Tous ces commerçants sont nés et habitants à Cherchell. Ils n’ont aucune autre profession.
4-2- Indicateurs économiques
Les indicateurs économiques contribuent à la connaissance de la dynamique économique
des pêcheries et en conséquence, ils aident mieux à les gérer (Bailly et Franquesa, 1998).
Les données collectées au niveau de la DPRH de Tipaza ainsi que celles recueillies à partir
des enquêtes sur terrain, ont permis d’élaborer certains indicateurs qui peuvent situer l’état
de la pêche dans le port de Cherchell, sur le plan économique, et renseigner sur les
performances des unités de pêche en activité.
a) Revenus et système de rémunération
La pêche comme toute autre activité économique, crée de l’emploi direct et même
indirect. A bord, la main d’œuvre est indispensable quel que soit le type de métier ; en plus
du patron de pêche, le mécanicien et les marins pêcheurs, constitue la force principale dans
l’activité. A terre, d’autres employés font partis de cette force, tel que les ramendeurs, les
gardiens…
Tout cet ensemble d’acteurs se partage la recette du jour. Toutefois, le système de
rémunération est celui adopté dans toutes les pêcheries algériennes et même mondiales. Il
s’agit du système à la part qui diffère d’un poste à l’autre, d’une embarcation à une autre et
d’un métier à l’autre.
Pour les chalutiers, après la vente des prises, le mandataire prend 7, 8 ou 10% de la recette
(généralement 8%), puis l’armateur soustrait les frais du bateau et divise en deux à part
égale : il récupère 50% pour lui et cède 50% pour l’équipage. Un cas exceptionnel a été
observé chez les chalutiers enquêtés, appliquant le taux de 40% - 60% respectivement. La
part de l’équipage est partagée par les membres à bord, cependant, la qualification détermine
la rétribution de chacun : un patron de pêche perçoit 6 à 12 parts, un mécanicien prend 2 à 4
parts et le marin lui revient 1,5 à 2 parts. A quai, 2 parts sont pour le ramendeur, 1 part pour
le mousse, alors que le gardien est payé par un salaire fixe de 7000 ou 8000 DA par semaine.
Pour les sardiniers, la part du mandataire est de 7, 8 ou 10% (généralement 10%). Une fois
le mandataire récupère son taux de la recette totale et après soustraction des frais du bateau,
l’armateur prend 30 à 55% du reste de la recette et l’équipage 45 à 70 % (généralement 55%
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