Chapitre 1
Paramètres de pollution
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3.5.6. Les staphylocoques :
Ces bactéries appartiennent à la famille des Micrococcaceae (Bergey, 1984). Ce sont
des cocci à Gram (+) arrangés en paires, en tétrades ou en grappes. Ils sont immobiles,
aérobies ou anaérobies facultatifs, asporulés (OMS, 1995). Ils sont catalase (+) et fermentent
les sucres en produisent de l’acide lactique (Leclerc et al, 1995).
L’espèce staphylococcus aureus ou « staphylocoque doré » possède toutes
ces caractéristiques, ajoutant à cela qu’elle est coagulase (+), il est à noter que
les staphylocoques sont ubiquistes, très largement distribués dans l’environnement (Leclerc
et al, 1995).
L’espèce S. aureus revêt plus d’intérêt quant à la pollution des eaux littorales
et des fruits de mer. Deux autres espèces (S. epidermidis et S. saprophyticus) sont assez
fréquemment rencontrées dans l’eau, mais leur pouvoir pathogène est moins important.
La recherche des staphylocoques présente un intérêt pratique surtout dans les eaux destinées
à la baignade (Gaujous, 1995 et Rodier et al, 2005).
3.5.7. Les vibrions :
Cette famille comprend des bacilles à Gram (-) qui sont soit mobiles par une ciliature
polaire péritriche contenue dans une gaine, ou bien immobile. Ils sont aéro-anaérobies
facultatif, réduisent les nitrates et dégradent des glucides par métabolisme fermentatif.
Au sein de cette famille, on distingue quatre genres : Vibrio, Aeromonas, Plesiomonas
et Photobacterium.
Le genre Vibrio revêt une importance particulière dans la contamination des eaux
et des fruits de mer. La plupart des vibrions sont d’origine marine, ils ne se multiplient qu’en
présence de NaCl (FAO, 1996). On distingue une trentaine d’espèces différentes, les plus
importantes qui sont réputés pathogènes pour l’homme sont : V. parahaemolyticus, V.
cholerae et V. vulnificus. V. cholerae est l’espèce la plus connue du genre vebrio.
Elle ne se trouve pas à l’état naturel dans l’eau propre, mais elle est introduite par les eaux
usées non traitées.
3.5.8. Les techniques d’évaluation de la qualité bactériologiques du milieu
marin :
Il existe plusieurs méthodes de dénombrement des bactéries dans les eaux de mer.
La plus part sont basées sur la mise en culture des échantillons dans ou sur des milieux
nutritifs sélectifs.
Parmi ces technique la méthode de filtration sur membrane, cette technique consiste
à filtrer sur des membranes montées dans un appareil à filtration un volume d’eau brute
(ou diluée), puis à appliquer ces membranes sur des milieux sélectifs, coulés en boites
de Pétri. Après incubation, les colonies développées seront dénombrées et éventuellement
prélevées pour être confirmées ou étudiées.
Cette méthode a été mise au point dés 1929 par Cholodny. L’avantage de cette méthode
est sa simplicité, sa rapidité, sa rentabilité et l’économie du temps (Brisou et Denis, 1980).
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