Chapitre 1
Paramètres de pollution
7
L'impact le plus important du pH sur l'environnement porte sur les effets synergiques
(La synergie implique la combinaison d'au moins deux substances générant des effets
supérieurs à leur somme). Ce processus est important pour les eaux de surface.
Le ruissellement provenant des zones agricoles, urbaines et industrielles peut drainer du fer,
de l'aluminium, de l'ammoniac, du mercure ou d'autres éléments. Le pH de l'eau déterminera
les effets toxiques, le cas échéant, de ces substances (Seed, 2003).
3.1.6. La turbidité :
La turbidité est inversement proportionnelle à la transparence de l’eau.
Elle est mesurée :

soit visuellement par la hauteur d’eau à travers laquelle on ne distingue plus un objet
(disque de Secchi, fil de platine) ; elle est alors exprimée en mètre.

soit électroniquement (néphélométrie) par comparaison avec une gamme
de solution de référence (silice, mastic, formazine) ; elle est alors exprimée en mg/l
de silice, de mastic, … ou en unité (NTU, Nephelometric Turbidity Unit,
ou JTU -Jackson ou FTU, Formazine-) (Gaujous, 1995).

La turbidité varie suivant les matières en suspension (MES) de l’eau.
La turbidité mesure la quantité de particules suspendues dans l'eau. Les algues,
les sédiments en suspension et les matières organiques augmentent la turbidité de l'eau jusqu'à
des niveaux nuisibles pour certains organismes. La turbidité est un élément important, car une
forte présence de particules suspendues dans les rivières diffuse davantage de lumière solaire
et absorbe de la chaleur, augmentant ainsi la température et réduisant la lumière bénéfique aux
plantes. La turbidité s'accroît avec l'érosion des berges, la croissance excessive des algues
et les modifications du courant des rivières.
3.1.7. Les matières en suspension :
En plus des substances dissoutes, les eaux de mer contiennent des matières en
suspension de toutes tailles et de toutes formes, minérales ou organiques, vivantes ou
détritiques, de nature, soit biogénique (bactéries, phytoplancton, zooplancton, poissons), soit
terrigène (apports fluviaux, produits de l'érosion des côtes, détritus déversés par l'homme),
soit éolienne (particules transportées par les courants atmosphériques et tombant dans la mer),
soit enfin météorique (Ivanoff, 1972).
La détermination des matières en suspension (MES) est essentielle pour évaluer
la répartition de la charge polluante entre pollution dissoute et pollution sédimentable, car
le devenir de ces deux composantes est très différent, tant dans le milieu naturel que dans
les systèmes d’épuration.
Dans une eau usée urbaine, prés de 50 % de la pollution organique se trouve sous forme
de matières en suspension. Les résultats pour les eaux usées industrielles sont très variables,
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