Chapitre 1
Paramètres de pollution
4
Dans certains cas, avant d'être rejetées dans les réseaux de collecte, les eaux
industrielles doivent faire l'objet d'un prétraitement de la part des industriels. Elles ne sont
mêlées aux eaux domestiques que lorsqu'elles ne présentent plus de danger pour
les réseaux de collecte et ne perturbent pas le fonctionnement des usines de dépollution.
2.3. Les eaux agricoles :
L’agriculture est une source de pollution des eaux qui n’est pas du tout négligeable
car elle apporte les engrais et les pesticides. Elle est la cause essentielle des pollutions diffuses
(Bontoux, 1993).
Les épandages d’engrais nitratés et phosphatés, sous une forme ou en quantité, telle
qu’ils ne seraient pas finalement retenus par le sol et assimilés par les plantes, conduisent
à un enrichissement en matières azotées ou phosphatées des nappes les plus superficielles
et des eaux des cours d’eau ou des retenues. Parmi les polluants d’origine agricole, il faut
tenir compte aussi des détergents se dispersant lors des applications de traitement
des cultures (Gomella et Guerree, 1978).
2.4. Les eaux pluviales :
Elles peuvent, elles aussi, constituer une source de pollution importante des cours d'eau,
notamment pendant les périodes orageuses. L'eau de pluie se charge d'impuretés
au contact de l'air (fumées industrielles), puis, en ruisselant, des résidus déposés sur les toits
et les chaussées des villes (huiles de vidange, carburants, résidus de pneus et métaux lourds...)
(Bontoux, 1993).
Dans les zones urbaines, les surfaces construites rendent les sols imperméables
et ajoutent le risque d'inondation à celui de la pollution.
3. Caractéristiques des eaux :
L'évaluation de la qualité de l’eau nécessite de nombreuses analyses, incluant
le dosage de multiples paramètres physico-chimiques et bactériologiques. Ces analyses sont
réalisées par des méthodes dont les protocoles sont bien définis.
3.1. Les paramètres physico-chimiques :
Selon Gaujous (1995), la pollution résulte de l’introduction dans un milieu
de substances conduisant à son altération. Elle se traduit généralement par des modifications
des caractéristiques physico-chimiques du milieu récepteur. La mesure par analyse
de ces derniers (au niveau du rejet, du milieu naturel ou du milieu pollué) permet de l’étudier.
3.1.1. Salinité (PSU) (Pratical Salinity Unit) :
La salinité est une propriété de l’eau de mer qui est fondamentale à l’étude du milieu
marin, (Aminot et Kérouel, 2004), il forme avec la température deux descripteurs de base
des masses d’eaux (bon traceur du mélange des eaux) (Aminot et Chausse-Pied, 1983).
Elle correspond à la teneur en sels dissous de l'eau de mer peut être mesurée et exprimée
Paramètres de pollution
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Dans certains cas, avant d'être rejetées dans les réseaux de collecte, les eaux
industrielles doivent faire l'objet d'un prétraitement de la part des industriels. Elles ne sont
mêlées aux eaux domestiques que lorsqu'elles ne présentent plus de danger pour
les réseaux de collecte et ne perturbent pas le fonctionnement des usines de dépollution.
2.3. Les eaux agricoles :
L’agriculture est une source de pollution des eaux qui n’est pas du tout négligeable
car elle apporte les engrais et les pesticides. Elle est la cause essentielle des pollutions diffuses
(Bontoux, 1993).
Les épandages d’engrais nitratés et phosphatés, sous une forme ou en quantité, telle
qu’ils ne seraient pas finalement retenus par le sol et assimilés par les plantes, conduisent
à un enrichissement en matières azotées ou phosphatées des nappes les plus superficielles
et des eaux des cours d’eau ou des retenues. Parmi les polluants d’origine agricole, il faut
tenir compte aussi des détergents se dispersant lors des applications de traitement
des cultures (Gomella et Guerree, 1978).
2.4. Les eaux pluviales :
Elles peuvent, elles aussi, constituer une source de pollution importante des cours d'eau,
notamment pendant les périodes orageuses. L'eau de pluie se charge d'impuretés
au contact de l'air (fumées industrielles), puis, en ruisselant, des résidus déposés sur les toits
et les chaussées des villes (huiles de vidange, carburants, résidus de pneus et métaux lourds...)
(Bontoux, 1993).
Dans les zones urbaines, les surfaces construites rendent les sols imperméables
et ajoutent le risque d'inondation à celui de la pollution.
3. Caractéristiques des eaux :
L'évaluation de la qualité de l’eau nécessite de nombreuses analyses, incluant
le dosage de multiples paramètres physico-chimiques et bactériologiques. Ces analyses sont
réalisées par des méthodes dont les protocoles sont bien définis.
3.1. Les paramètres physico-chimiques :
Selon Gaujous (1995), la pollution résulte de l’introduction dans un milieu
de substances conduisant à son altération. Elle se traduit généralement par des modifications
des caractéristiques physico-chimiques du milieu récepteur. La mesure par analyse
de ces derniers (au niveau du rejet, du milieu naturel ou du milieu pollué) permet de l’étudier.
3.1.1. Salinité (PSU) (Pratical Salinity Unit) :
La salinité est une propriété de l’eau de mer qui est fondamentale à l’étude du milieu
marin, (Aminot et Kérouel, 2004), il forme avec la température deux descripteurs de base
des masses d’eaux (bon traceur du mélange des eaux) (Aminot et Chausse-Pied, 1983).
Elle correspond à la teneur en sels dissous de l'eau de mer peut être mesurée et exprimée
