Chapitre 1
Paramètres de pollution
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Introduction :
Les cours d'eau ont une capacité naturelle d'autoépuration. Celle-ci a pour effet
de consommer de l’oxygène ; ce qui n'est donc pas sans conséquences sur la faune
et la flore aquatiques. Lorsque l'importance d’un rejet excède cette capacité, la détérioration
de l'environnement peut être durable. Il est donc indispensable d’épurer les eaux usées avant
de les rejeter en milieu naturel.
En effet, les zones privées d'oxygène par la pollution entrainent la mort de la faune
et de la flore ou créent des barrières infranchissables, empêchant notamment la migration
des poissons. La présence excessive de phosphates, en particulier, favorise le phénomène
d'eutrophisation ; c'est-à-dire, la prolifération d'algues qui nui à la faune aquatique, peut
rendre la baignade dangereuse et perturbe la production d'eau potable.
1. Définition :
Les eaux usées sont toutes les eaux qui parviennent dans les canalisations d’eaux usées
dont les propriétés naturelles sont transformées par les utilisations domestiques,
les entreprises industrielles, agricoles et autres. On englobe, aussi, les eaux de pluie
qui s’écoulent dans ces canalisations (Bliefert et Perraud, 2001).
2. Origine et composition des eaux usées :
Suivant l’origine des substances polluantes, on distingue quatre catégories d’eaux usées :
2.1. Les eaux usées domestiques :
Elles proviennent des différents usages domestiques de l'eau. Elles sont essentiellement
porteuses de pollution organique. Elles se répartissent en eaux ménagères, qui ont pour
origine les salles de bains et les cuisines, et sont généralement chargées
de détergents, de graisses, de solvants, de débris organiques, etc. et en eaux vannes ;
il s'agit des rejets des toilettes chargés de diverses matières organiques azotées
et de germes fécaux (Gomella et Guerree, 1978).
2.2. Les eaux industrielles :
Elles sont très différentes des eaux usées domestiques. Leurs caractéristiques varient
d'une industrie à l'autre. En plus de matières organiques, azotées ou phosphorées, d’après
Gaujous (1995), elles peuvent également contenir :
 des graisses (industries agroalimentaires, équarrissage) ;
 des hydrocarbures (raffineries) ;
 des métaux (traitements de surface, métallurgie) ;
 des acides, des bases et divers produits chimiques (industries chimiques divers,
tanneries) ;
 de l’eau chaude (circuit de refroidissement des centrales thermiques) ;
 des matières radioactives (centrales nucléaires, traitement des déchets radioactifs).
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