Généralités
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Figure (8) : Mode d’action des quinolones LAVIGNE 2004
I.2.4.2. Mécanismes de résistance aux quinolones
La résistance acquise aux quinolones est à caractère chromosomique par sélection de mutants
préexistant. Les enzymes suite à une mutation deviennent moins sensibles, voir insensibles à
l’activité inhibitrice des quinolones. Les principales mutations sont :
- Modification de l’ADN gyrase : ces mutations affecte principalement les gènes Gyr A et
Gyr B codant les sous unités A et B de l’ADN gyrase.
- Modification de la topoisomérase IV : les mutations peuvent toucher les gènes par cet Par
E codant pour les sous unité de la topoisomérase VI
En plus de ces mutations, il existe l’augmentation du système d’efflux représenté par le
système AcrAB chez E.coli, ce mécanisme augmente la résistance aux fluoroquinolones.
Récemment, on a assisté à l’émergence de trois mécanismes de résistance plasmidique aux
fluoroquinolones. Le premier, déjà répandu mondialement, consiste en une protéine Qnr
protégeant l’ADN gyrase de la fixation des quinolones. Pour le second, il s’agit d’une
inactivation des fluoroquinolones par un variant d’une aminoside N-acétyltransférase, ACC(6’)-Ib-cr décrit en Chine et aux USA. Et plus récemment, il a été découvert une pompe
d’efflux plasmidique, QepA, excrétant les fluoroquinolones chez deux souches d’ Escherichia
coli en Belgique et au Japon.
En plus, leur association à d’autres déterminants de résistance, essentiellement β-lactamines et
aminosides, favoriserait la co-sélection de la résistance aux fluoroquinolones. Il convient donc
d’insister sur l’usage rationnel des fluoroquinolones pour diminuer la pression de sélection de
ces gènes (Menif et Namdari , 2008).
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