Chapitre IV
Evolution spatio-temporelle du trait de côte de la baie de Zemmouri
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de base imaginaire à partir de laquelle DSAS crée des transects qui viendront couper les différents
traits de côtes.
 EPR End Point Rate : Est le rapport de la distance entre le trait de côte le plus ancien
et le plus récent sur le temps (nombre d’années) écoulé entre les deux dates.
 LRR Linear Regression Rate : qui traduit également le taux d’évolution annuelle de la
ligne de référence le long de chaque transect, est intéressant si l’on analyse la
cinématique littorale pour plus de deux dates, car la méthode de calcul tient compte
de la tendance évolutive du trait de côte sur toute la période considérée.
 NSM Net Shorline Mouvement : le mouvement du littoral net indique une distance et
non un taux. Le NSM est associé aux dates de seulement de deux rivages.
En sortie, l’extension DSAS fournit 2 fichiers l’un contient les caractéristiques des points
d’intersection « Transects intersect » et l’autre contient les statistiques d’évolution « Transects
rate » (EPR, NSM et LRR).
Pour cette étude on a utilisé un espacement de 20m entre les transects de 600 m de longueur pour
obtenir 2508 transects le long de la baie de Zemmouri (environ 53 km de linéaire côtier).
3. Interprétation des résultats :
L’analyse des données a permis de définir la cinématique du trait de côte de l’ensemble de la
grande Baie avec une marge d’erreur estimée par +/- 6 m liée principalement à la résolution des
images satellitaires utilisé dans ce traitement et aussi le traitement lui-même.
3.1. La cinématique du trait de côte :
Donc pour bien comprendre la dynamique de ces différents rivages selon l’échelle spatiotemporelle, on a projeté les résultats statistiques des indicateurs EPR, NSM et LPR, afin d’élaborer
des cartes d’évolution représentatives de cette tendance selon les périodes suivantes :
 Evolution du rivage entre 1972 et 1985
Au cours de cette période, le trait de côte affiche une position recul-avancée tout au long de la zone
d’étude entre Cap Djinet et Cap Matifou avec une vitesse de recul moyenne de l’ordre de -0.3 m/an
(érosion modérée) (figure).
Le rivage du secteur Est (transect 10 à 438) marque un important recul avec des taux d’EPR qui
varient respectivement entre -9.2 m/an et -0.01 m/an soit des distances entre -122.6 m et -0.2 m
avec un maximum de recul enregistré au niveau du transect 43 de l’ordre de -13.68 m/an.
Cependant la région après Oued Isser (du transect 439 à 947) enregistre une avancée remarquable
de son trait de côte avec des taux d’EPR respectivement 0.01 m/an et 1.7 m/an soit des distances
de 0.2 m et 22.4 m et un maximum de progradation de l’ordre de 5.49 m/an.
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