Chapitre I
Généralités
17
concentration évalue la quantité d’algues planctoniques présentes dans l’eau, ce qui permet
d’estimer le niveau d’eutrophisation du milieu.
1.7. Description des paramètres bactériologiques
En élevage aquacole, assez nombreuses bactéries des eaux sont susceptibles de se multiplier
sur des organismes n’assurant pas ou très peu leur propre défense. Ainsi les poissons
d’élevage (en particulier les larves) constituent un milieu propre au développement d’une
flore opportuniste souvent hétérogène, sans que l’on puisse parler véritablement de pathologie
infectieuse (Barnabé, 1991).
La qualité microbiologique du poisson et des produits de la pêche prend en considération
deux aspects importants (Plusquellec In Bourgeois et Leveau, 1991) :
- L’aspect sanitaire : le consommateur doit être protégé contre la présence de
microorganismes pathogènes.
- L’aspect économique : les produits de la mer sont des produits fragiles. Ils doivent
répondre, lors de la commercialisation, à divers critères organoleptiques.
La microbiologie du milieu aquatique va conditionner de façon importante celle des poissons,
mollusques …….etc. En effet, la composition de la flore microbienne des produits de la mer
est généralement assez voisine de celle de leur environnement naturel. Les espèces
rencontrées dans l’intestin du poisson sont sensiblement les mêmes que celles qu’on isole de
l’eau dans laquelle il a été pêché. Cependant, cette flore de l’eau de mer varie en fonction de
plusieurs facteurs : proximité ou éloignement des côtes, surface ou profondeur, température,
courant, etc.
Normalement la chair des poissons est stérile. Les régions contaminées sont les branchies, le
mucus qui recouvre la peau et le tube digestif. La flore de surface des poissons d’eau de mer
est constituée par des bactéries appartenant aux genres Pseudomonas, Achromobacter
Aeromonas, Flavobacterium, Serratia, Sarcina, Proteus, Vibrio, Bacillus, Coreynebacterium.
La flore est plus au moins psychrophile selon la température habituelle de l’eau. La flore
intestinale est constituée dans tous les cas de bactéries appartenant aux genres
Achromobacter, Pseudomonas, Flavobacterium, Escherichia, Clostridium, Vibrio….etc
(Plusquellec In Bourgeois et Leveau, 1991).
Les poissons possèdent parfois une flore pathogène propre, de bactéries (Vibrio
parahemolyticus, Mycobacterium balnei, Nocardia asteroides….). Les maladies provoquées
par ces germes sur les poissons sont importantes du point de vue économique ; elles le sont
moins du point de vue sanitaire en ce qui concerne le consommateur.
Chez le loup et la daurade la pathologie la plus redoutée est la Vibriose (Vibrio anguillarum)
sur les œufs et les adultes chez qui elle se manifeste par une septicémie hémorragique et
nécrosante (SHN). On peut alors traiter par des sulfamides et des quinolones. Des vaccins par
immersion et injection existent (Bénéteau et Chinzi, 1998).
D'autres maladies font régulièrement leur apparition (Bénéteau et Chinzi, 1998) :
- La Pasteurellose (Pasteurella piscicida, hémorragies et formes tuberculoïdes généralisées,
traitements aux antibiotiques possibles avec risque élevé de développement de résistance -
actuellement, le florphénicol est le plus efficace),
Généralités
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concentration évalue la quantité d’algues planctoniques présentes dans l’eau, ce qui permet
d’estimer le niveau d’eutrophisation du milieu.
1.7. Description des paramètres bactériologiques
En élevage aquacole, assez nombreuses bactéries des eaux sont susceptibles de se multiplier
sur des organismes n’assurant pas ou très peu leur propre défense. Ainsi les poissons
d’élevage (en particulier les larves) constituent un milieu propre au développement d’une
flore opportuniste souvent hétérogène, sans que l’on puisse parler véritablement de pathologie
infectieuse (Barnabé, 1991).
La qualité microbiologique du poisson et des produits de la pêche prend en considération
deux aspects importants (Plusquellec In Bourgeois et Leveau, 1991) :
- L’aspect sanitaire : le consommateur doit être protégé contre la présence de
microorganismes pathogènes.
- L’aspect économique : les produits de la mer sont des produits fragiles. Ils doivent
répondre, lors de la commercialisation, à divers critères organoleptiques.
La microbiologie du milieu aquatique va conditionner de façon importante celle des poissons,
mollusques …….etc. En effet, la composition de la flore microbienne des produits de la mer
est généralement assez voisine de celle de leur environnement naturel. Les espèces
rencontrées dans l’intestin du poisson sont sensiblement les mêmes que celles qu’on isole de
l’eau dans laquelle il a été pêché. Cependant, cette flore de l’eau de mer varie en fonction de
plusieurs facteurs : proximité ou éloignement des côtes, surface ou profondeur, température,
courant, etc.
Normalement la chair des poissons est stérile. Les régions contaminées sont les branchies, le
mucus qui recouvre la peau et le tube digestif. La flore de surface des poissons d’eau de mer
est constituée par des bactéries appartenant aux genres Pseudomonas, Achromobacter
Aeromonas, Flavobacterium, Serratia, Sarcina, Proteus, Vibrio, Bacillus, Coreynebacterium.
La flore est plus au moins psychrophile selon la température habituelle de l’eau. La flore
intestinale est constituée dans tous les cas de bactéries appartenant aux genres
Achromobacter, Pseudomonas, Flavobacterium, Escherichia, Clostridium, Vibrio….etc
(Plusquellec In Bourgeois et Leveau, 1991).
Les poissons possèdent parfois une flore pathogène propre, de bactéries (Vibrio
parahemolyticus, Mycobacterium balnei, Nocardia asteroides….). Les maladies provoquées
par ces germes sur les poissons sont importantes du point de vue économique ; elles le sont
moins du point de vue sanitaire en ce qui concerne le consommateur.
Chez le loup et la daurade la pathologie la plus redoutée est la Vibriose (Vibrio anguillarum)
sur les œufs et les adultes chez qui elle se manifeste par une septicémie hémorragique et
nécrosante (SHN). On peut alors traiter par des sulfamides et des quinolones. Des vaccins par
immersion et injection existent (Bénéteau et Chinzi, 1998).
D'autres maladies font régulièrement leur apparition (Bénéteau et Chinzi, 1998) :
- La Pasteurellose (Pasteurella piscicida, hémorragies et formes tuberculoïdes généralisées,
traitements aux antibiotiques possibles avec risque élevé de développement de résistance -
actuellement, le florphénicol est le plus efficace),
