Chapitre I
Généralités
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1.5. Présentation du loup et de la daurade
Le dynamique binôme loup/daurade fait l’objet de l’aquaculture marine intensive puisque
étant aussi bien maîtrisé sur le plan biologique que technique d’élevage.
1.5.1. Présentation du loup Dicentrarchus labrax
Le loup est un poisson Téléostéen, perciforme argenté, appartenant à la famille des Monoridae
et au genre Dicentrarchus. Le genre Dicentrarchus renferme deux espèces : Dicentrarchus
labrax et Dicentrarchus punctatus.
Le loup est un poisson fusiforme, de couleur grise argentée, qui peut atteindre une taille de
1m pour un poids de 10 kg. Il est pourvu de deux nageoires dorsales séparées et une caudale
modérément fourchue (FAO, 1987).
Figure n° 3 : Photo du loup Dicentrarchus labrax
Chez le loup, les sexes sont séparés bien qu’il appartienne à une famille où l’hermaphrodisme
est fréquent (Barnabé et Billard, 1984).
La maturité sexuelle est atteinte plus tôt chez les mâles que chez les femelles (2 à 3 ans pour
un mâle et 3 à 4 ans pour une femelle en Méditerranée). Les femelles ont une croissance plus
rapide que les mâles. Elles pondent une fois par an de décembre à mars (eaux froides vers
14°C) en méditerranée. La ponte est estimée à 300 000 œufs/kg de poids vif. Ce sont de petits
œufs flottants et donc aisément récoltables (Bénéteau et Chinzi, 1998).
1.5.1.1. Pré-grossissement
A partir du moment où les juvéniles sont adaptés à l’aliment sec composé, ils sont
théoriquement apte à être placé en pré-grossissement (Barnabé et Billard, 1984).
Avant de placer les poissons dans le bassin de pré-grossissement, ils vont être triés en lots
homogènes afin d'éviter les phénomènes de cannibalisme et de dominance. De plus, les
animaux présentant de gros défauts (scoliose, ..., etc.) sont éliminés (Bénéteau et Chinzi,
1998).
1.5.1.2. Grossissement
II est réalisé en cage (charge optimale de 15 à 30 kg/m
3 selon la qualité du renouvellement de
l'eau par les courants) ou en bassin d’environ 80 m
3 (40 kg/m
3 de poissons maximum, 50 à
100 % de l'eau renouvelée toutes les heures). Il faut 2 à 2,5 kg d'aliment pour faire 1 kg de
poisson (Bénéteau et Chinzi, 1998).
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