Conclusion
2007/2008
73
- En dessous de celle-ci on constate l’existence d’une poche d’eau caractérisée par des
maximums relatifs en sels nutritifs accompagnés de très légers minimums locaux en
oxygène dissous et maximum en chlorophylle a qui s’est détachée de son origine
profonde.
- Dans les strates inférieures de cette colonne d’eau et en dessous de 150 voir 180 m de
profondeur, se trouve une couche d’eau riche en sels nutritifs et pauvre en oxygène
dissous.
En dehors de la poche d’eau observée à la base de la couche euphotique, la stratification paraît
normale. Cette poche d’eau reflète les perturbations de la stratification générée par le courant
algérien et l’hétérogénéité de la production et la répartition de la biomasse phytoplanctonique
le long de la colonne d’eau au large de la baie d’Alger.
Cependant la distribution horizontale des différents paramètres en surface et à 100 m de
profondeur fait bien montré un gradient longitudinal et latitudinal d’ordre croissant et
décroissant en fonction des paramètres.
Ces distributions horizontales et verticales évoquent aussi deux situations de convergence qui
situées respectivement dans le Sud Est de la zone d’étude et au centre du radiale C (station
63s).
Le rapport N/P au large de la baie d’Alger entre 0 et 200 m de profondeur est de l’ordre de
21.56 ce rapport est en très bon accord avec celui trouvé dans les eaux du large du bassin
occidentale de la méditerranée qui est de l’ordre de 22 (Raimbault et al, 1993), Cependant, il
est largement supérieur à celui estimé pour l’océan global de surface (Redfield et al., (1963)
et Boulahdid (1987)).
L’étude des eaux du large de la baie d’Alger montre qu’elles sont fortement affectées par une
dynamique et une instabilité générée par le courant Algérien.
L’étude comparative entre les eaux du golfe d’Annaba et celles du large de la baie d’Alger
fait ressortir une remarque importante : les eaux des deux sites comportent les mêmes masses
d’eaux à savoir l’eau atlantique modifiée (MAW) et l’eau profonde (WMDW). Cependant, les
caractéristiques des eaux de ces deux zones présentent des différences importantes en raison
de l’influence continentale sur les eaux du golfe.
Bien que l’étude menée à travers ce mémoire montre que les variations spatiales horizontales
et verticales en période estivale des différents paramètres renseignent bien sur les phénomènes
hydrologiques, physicochimiques et biologiques qui se déroulent dans la colonne d’eau,
l’intégration de ces variations dans une échelle spatio-temporelle plus étendue permettra
d’élucider mieux ces phénomènes.
Précédent

Les métaux traces dans les sédiments de la baie de Bou-Ismail: surveillane de la pollution et étude des processus géochimiques - 89/111

Suivant