Conclusion
2007/2008
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Il est souvent difficile de conclure un mémoire, l'inachèvement étant un parfum courant dans
le domaine de la recherche, à cause de nouveaux questionnements générés par les résultats
obtenus. Nous essayons donc de dresser l'ensemble des conclusions que l'on peut tirer de
notre travail.
Le golfe d’Annaba est un milieu plus ou moins ouvert au large et en même temps soumis à
l’influence directe des apports continentaux. Cette caractéristique fait que les résultats des
mesures et d’analyses des différents descripteurs en période estivale reflètent à la fois les
caractéristiques des eaux du large et celles des eaux côtières. Ceci nous a permis de dresser
une image plus ou moins claire sur les phénomènes physicochimiques et hydrologiques qui se
déroulent au sein du golfe.
En effet, le golfe comporte deux masses d’eaux à savoir l’eau Atlantique modifié qui occupe
toutes les eaux de surface jusqu’au fond et l’eau profonde qui se manifeste au fond de
certaines stations (11,12 et 14) situées vers le large.
Les concentrations en sels nutritifs suggèrent un apport certain continental par les oueds et
profond par la résurgence côtière observée. Elles évoquent aussi une activité photosynthétique
importante. Cette activité se manifeste à plusieurs niveaux de profondeurs, notamment en
surface à proximité du port et des embouchures des deux oueds. Elle arrive à assimiler
presque totalement l’azote nitrique dans les eaux de surface. Nous savons, d’une manière
générale, que ce dernier s’épuise en premier lieu par rapport aux phosphates. Ce processus,
peut être, en partie, à l’origine de la valeur relativement faible du rapport N/P =10.99 estimé
pour les eaux du golfe. Autrement, ce rapport évoque un apport de pollution par les
phosphates.
La stratification des eaux du golfe d’Annaba suggère qu’elles sont assez stables, leur mélange
est assez faible ou lent et s’effectue vraisemblablement horizontalement. Ceci peut exclure
tout mélange vertical et suppose que la résurgence côtière observée au niveau de la station 4
serais le résultat d’une circulation des eaux en suivant la morphologie sous marine qui devrait
être assez plate au niveau du golfe.
Les résultats des mesures et d’analyses des différents paramètres dans les eaux du large de la
baie d’Alger entre 0 et 200m de profondeur révèlent une situation typique de la période
estivale.
La distribution verticale des paramètres physicochimiques, des sels nutritifs, de la
chlorophylle a ainsi que des phaeopigments entre 0 et 200 m de profondeur dans les eaux du
large de la baie d’Alger nous a permis de mettre en évidence de deux principales couches
d’eaux distinctes ainsi qu’une poche d’eau qui occupent cette colonne :
- une couche de surface caractérisée par des minimums en sels nutritifs et un maximum
en oxygène dissous d’une épaisseur d’environ 60 m, c’est la couche de production ;
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