Chapitre IV
Résultats et Interprétations
2007/2008
52
3.2. Diagramme de corrélation nitrate-phosphate (NO 3
-
/PO 4
-3 )
La corrélation entre les nitrates et les phosphates (fig.55) donne une distribution diffuse, mais
linéaire et semble être significative (r
2 =0,52). L’examen des points trop dispersés par rapport à
l’ensemble n’évoque pas de contraintes ou d’anomalies particulières. La droite de régression
formée par l’ensemble des points est définie par l’équation suivante :
NO 3
-
=10,99 PO 4
-3 +1,1
(r
2 =0,52).
y = 10.985x + 1.0867
R
2 = 0.5217
0
2
4
6
8
10
12
14
0
0,2
0,4
0,6
0,8
phosphates (µm ol/l)
nitrates (µmol/l)
Fig.55: Diagramme de corrélation nitrates-phosphates.
Des variations du rapport nitrates-phosphates dissous peuvent être observées. Il est toujours faible
dans les eaux littorales où il montre en outre une variation saisonnière (Riley et Chester, 1971, in
Boulahdid, 1987).
Le rapport d’abondance entre les nitrates et les phosphates (N/P=10,99) est relativement faible par
rapport à celui admis par Redfield et autres pour les eaux de surface à l’échelle globale de l’océan
(Redfield et al, 1963 ; Minster et Boulahdid, 1987). Il est aussi relativement faible par rapport à
celui trouvé Boulahdid et al., (2000) dans la partie Ouest de la baie de Bou-Ismail (N/P=16).
Cependant, ce rapport est largement supérieur à celui trouvé par Boulahdid et al., (2000) dans la
baie d’Alger (N/P=1,6), à celui trouvé par Boulahdid et al., (2000) dans la parie Est de la baie de
Bou-Ismail (N/P=2) et à celui trouvé par Lokmane (1993) dans la baie de Zemmouri (N/P=7).
Le faible rapport N/P dans le golfe d’Annaba peut être expliquée par la contribution continentale
en phosphates par le lessivage des terres agricoles par les eaux de ruissellement, surtout dans la
partie Est et aussi par les eaux usées déversées par les deux Oueds qui sont riches en phosphates.
De même que la consommation des sels nutritifs par le phytoplancton peut être un autre facteur,
car généralement, c’est l’azote nitrique qui s’épuise en premier lieu. D’autre part, nous savons
aussi que ce rapport dans les eaux du large est de l’ordre de 22 (Raimbault et al, 1993). Donc le
mélange, malgré faible, des eaux du large avec celles de la côte peut être un facteur supplémentaire
intervenant dans l’explication de ce rapport trouvé dans le golfe.
Résultats et Interprétations
2007/2008
52
3.2. Diagramme de corrélation nitrate-phosphate (NO 3
-
/PO 4
-3 )
La corrélation entre les nitrates et les phosphates (fig.55) donne une distribution diffuse, mais
linéaire et semble être significative (r
2 =0,52). L’examen des points trop dispersés par rapport à
l’ensemble n’évoque pas de contraintes ou d’anomalies particulières. La droite de régression
formée par l’ensemble des points est définie par l’équation suivante :
NO 3
-
=10,99 PO 4
-3 +1,1
(r
2 =0,52).
y = 10.985x + 1.0867
R
2 = 0.5217
0
2
4
6
8
10
12
14
0
0,2
0,4
0,6
0,8
phosphates (µm ol/l)
nitrates (µmol/l)
Fig.55: Diagramme de corrélation nitrates-phosphates.
Des variations du rapport nitrates-phosphates dissous peuvent être observées. Il est toujours faible
dans les eaux littorales où il montre en outre une variation saisonnière (Riley et Chester, 1971, in
Boulahdid, 1987).
Le rapport d’abondance entre les nitrates et les phosphates (N/P=10,99) est relativement faible par
rapport à celui admis par Redfield et autres pour les eaux de surface à l’échelle globale de l’océan
(Redfield et al, 1963 ; Minster et Boulahdid, 1987). Il est aussi relativement faible par rapport à
celui trouvé Boulahdid et al., (2000) dans la partie Ouest de la baie de Bou-Ismail (N/P=16).
Cependant, ce rapport est largement supérieur à celui trouvé par Boulahdid et al., (2000) dans la
baie d’Alger (N/P=1,6), à celui trouvé par Boulahdid et al., (2000) dans la parie Est de la baie de
Bou-Ismail (N/P=2) et à celui trouvé par Lokmane (1993) dans la baie de Zemmouri (N/P=7).
Le faible rapport N/P dans le golfe d’Annaba peut être expliquée par la contribution continentale
en phosphates par le lessivage des terres agricoles par les eaux de ruissellement, surtout dans la
partie Est et aussi par les eaux usées déversées par les deux Oueds qui sont riches en phosphates.
De même que la consommation des sels nutritifs par le phytoplancton peut être un autre facteur,
car généralement, c’est l’azote nitrique qui s’épuise en premier lieu. D’autre part, nous savons
aussi que ce rapport dans les eaux du large est de l’ordre de 22 (Raimbault et al, 1993). Donc le
mélange, malgré faible, des eaux du large avec celles de la côte peut être un facteur supplémentaire
intervenant dans l’explication de ce rapport trouvé dans le golfe.
