Chapitre II
Zones d’étude
2007/2008
16
2.2.2. Le courant Algérien
L’eau Atlantique entre en Méditerranée par le détroit de Gibraltar sous forme d’un jet superficiel
dirigé vers la mer d’Alboran. Ce jet sera plaqué contre les côtes Algériennes et recevra le non de
courant Algérien. Epais de 150 à 200 m, ce courant est à caractère instable et coule parallèlement à
la côte à partir de 0°. Il devient très turbulent vers 1 à 2°00’E où on voit apparaître des tourbillons
cyclonique et anticyclonique avec des upwellings qui apparaissent à leurs frontières. Ayant un
diamètre initial d’environ 50 km, les jeunes tourbillons anticycloniques se déplacent le long de la
côte Algérienne à une vitesse de quelques km/j (Taupier– letage et Millot, 1988). Ils acquerront des
diamètres de plus en plus large au fur et à mesure de leur progression vers l’Est. Ils finiront par
quitter la côte en direction du large où leur diamètre ne cesse de s’agrandir jusqu’à leur disparition.
Pendant leurs séjours, ces tourbillons possèdent un rôle déterminant dans le bassin Algérien.
Ils régissent la circulation de l’eau superficielle d’origine Atlantique à travers tout le bassin, faisant
de celui-ci un lieu d’échanges intenses entre les eaux de caractéristiques différentes.
Ils sont aussi générateurs d’upwellings qui apportent les sels nutritifs à partir des couches profondes
vers les eaux de surface et favorisent ainsi le développement du phytoplancton. Lorsque les sels
nutritifs auront atteint la surface, leurs répartitions horizontales seront conditionnées par ces
tourbillons. Enfin, ces dernières sont aussi responsable de l’apparition de phénomène secondaire tel
que l’échange superficiel, par advection, entre le bassin Algérien et le bassin Liguro- provençale,
ainsi que l’apparition de langues d’eau froide et de petits tourbillons cycloniques dont la taille
demeure inchangée.
Ainsi, le bassin Algérien est une véritable zone tampon caractérisée par une variabilité spatiotemporelle très importante.
2.2.3. Description de la situation rencontrée pendant la compagne MEDIPROD VI
D’un point de vue dynamique, le mois de juin 1990 apparaît caractérisé par l’absence totale
d’instabilité au sein du courant algérien. Les cartes thermiques reçues à bord en temps quasi-réel
montrent une homothermie de la couche de surface confirmé par les mesures in situ. Les
prospections côte- large réalisées entre 1 et 5° Est, avec un pas d’échantillonnage réduit, non pas
révélé de structures tourbillonnaires. Seule une trace d’upwelling à été mise en évidence sur 1°10 E
au niveau d’un gradient thermique repéré début juin sur les cartes transmises par Lannion.
Durant toute la période de la compagne Médiprod VI, le courant d’origine atlantique semble former
une bande continue le long des côtes algériennes ,non perturbée par des structures tourbillonnaires
(Raimbault et Marie- Claude,1991).
Zones d’étude
2007/2008
16
2.2.2. Le courant Algérien
L’eau Atlantique entre en Méditerranée par le détroit de Gibraltar sous forme d’un jet superficiel
dirigé vers la mer d’Alboran. Ce jet sera plaqué contre les côtes Algériennes et recevra le non de
courant Algérien. Epais de 150 à 200 m, ce courant est à caractère instable et coule parallèlement à
la côte à partir de 0°. Il devient très turbulent vers 1 à 2°00’E où on voit apparaître des tourbillons
cyclonique et anticyclonique avec des upwellings qui apparaissent à leurs frontières. Ayant un
diamètre initial d’environ 50 km, les jeunes tourbillons anticycloniques se déplacent le long de la
côte Algérienne à une vitesse de quelques km/j (Taupier– letage et Millot, 1988). Ils acquerront des
diamètres de plus en plus large au fur et à mesure de leur progression vers l’Est. Ils finiront par
quitter la côte en direction du large où leur diamètre ne cesse de s’agrandir jusqu’à leur disparition.
Pendant leurs séjours, ces tourbillons possèdent un rôle déterminant dans le bassin Algérien.
Ils régissent la circulation de l’eau superficielle d’origine Atlantique à travers tout le bassin, faisant
de celui-ci un lieu d’échanges intenses entre les eaux de caractéristiques différentes.
Ils sont aussi générateurs d’upwellings qui apportent les sels nutritifs à partir des couches profondes
vers les eaux de surface et favorisent ainsi le développement du phytoplancton. Lorsque les sels
nutritifs auront atteint la surface, leurs répartitions horizontales seront conditionnées par ces
tourbillons. Enfin, ces dernières sont aussi responsable de l’apparition de phénomène secondaire tel
que l’échange superficiel, par advection, entre le bassin Algérien et le bassin Liguro- provençale,
ainsi que l’apparition de langues d’eau froide et de petits tourbillons cycloniques dont la taille
demeure inchangée.
Ainsi, le bassin Algérien est une véritable zone tampon caractérisée par une variabilité spatiotemporelle très importante.
2.2.3. Description de la situation rencontrée pendant la compagne MEDIPROD VI
D’un point de vue dynamique, le mois de juin 1990 apparaît caractérisé par l’absence totale
d’instabilité au sein du courant algérien. Les cartes thermiques reçues à bord en temps quasi-réel
montrent une homothermie de la couche de surface confirmé par les mesures in situ. Les
prospections côte- large réalisées entre 1 et 5° Est, avec un pas d’échantillonnage réduit, non pas
révélé de structures tourbillonnaires. Seule une trace d’upwelling à été mise en évidence sur 1°10 E
au niveau d’un gradient thermique repéré début juin sur les cartes transmises par Lannion.
Durant toute la période de la compagne Médiprod VI, le courant d’origine atlantique semble former
une bande continue le long des côtes algériennes ,non perturbée par des structures tourbillonnaires
(Raimbault et Marie- Claude,1991).
