Chapitre II
Zones d’étude
2007/2008
15
• à 1°50’E : Tourbillon anticyclonique
• à 3°00’E : Upwelling particulièrement intense
• à 4°00’E : Jeune tourbillon anticyclonique J1 (Ф ≈ 60 Km) avec son upwelling associé,
mouvement anticyclonique entraînant les eaux de remontée à recouper le radiale de
résurgence ;
• à 4°40’E : Grand tourbillon anticyclonique V1 (Ф ≈ 80-100 Km) ayant un rôle
déterminant.
Petite tourbillon cyclonique au cadran Sud-Ouest de V1 et upwelling prés de la côte.
La distribution générale des sels nutritifs: la distribution des sels nutritifs varie étroitement d’une
zone à une autre. A ce propos on distingue :
- les zones d’upwelling, caractérisées par un enrichissement en sels nutritifs qui néanmoins reste
insuffisant pour maintenir un développement phytoplanctonique important ;
- les zones subsuperficielles, déficitaires en sels nutritifs souvent localisées entre 80 et 100 m de
profondeur. Les eaux relativement peu fertile de ces zones, auraient le caractère d’une
superficielle préalablement appauvrie en sels nutritifs par les producteurs primaires, et qui aurait
subit une convergence rapide ;
- la couche de maximum de phosphates et de nitrate, située entre 300 et 500 m de profondeur le
long des cotes Algériennes entre 0 et 4°40’E. Elle s’atténue vers le large et disparaît au-delà de
38°N. Sa grande fertilité provient d’intenses processus de dégradation et de reminéralisation de
la matière organique produite continuellement dans la couche euphotique lors de la production
primaire. Cette couche de maximum de sels nutritifs compte parmi les problèmes majeurs qu’a
soulevé MEDIPROD V.
a) Le rapport N/P: Ce rapport est généralement voisin de 21 à 22. Dans la zone côtière, il est soumis
à des variations importantes sur le long de la colonne d’eau : couche de surface (16) ; interface eau
Méditerranéenne- eau Atlantique (maximum 30) ; eau profonde Méditerranéenne (20 à 22). Le
déficit en phosphore exprimé par le maximum 30 serait du à une minéralisation plus rapide de
l’azote en bas de la couche euphotique. Le phosphore est cependant compensé par régénération en
profondeur (Boulahdid, 1987).
b) Distribution de chlorophylle a : dans les 30 premiers mètres, on observe généralement de faible
concentrations en chlorophylle (<0,20 µg/l) sur toute la zone étudiée à l’exception des zones
d’upwellings (>0.5 µg/l). Prés de la côte, hors des zones d’upwellings, on observe un maximum
subsuperficiel permanant entre 0 et 50 m de profondeur (1 à 4 µg/l). Un maximum de 8 µg/l a été
localisé à 4°40’E et semble être lié à un tourbillon cyclonique.
Au large, les concentrations de la chlorophylle sont à l’ordre de 1 µg/l avec un maximum situé entre
80 et 100 m de profondeur.
L’étude d’un vieux tourbillon anticyclonique au large, a affirmé la présence d’une zone typiquement
oligotrophe sur plus de 80 Km de diamètre, caractérisé par une couche superficielle (0 à 100 m)
dépourvue de nitrate, de phosphate et pauvre en chlorophylle (<0,1 µg/l).
Au voisinage de cette zone, la biomasse chlorophyllienne révèle cependant la présence de certaines
zones étroites très riches en chlorophylle.
Zones d’étude
2007/2008
15
• à 1°50’E : Tourbillon anticyclonique
• à 3°00’E : Upwelling particulièrement intense
• à 4°00’E : Jeune tourbillon anticyclonique J1 (Ф ≈ 60 Km) avec son upwelling associé,
mouvement anticyclonique entraînant les eaux de remontée à recouper le radiale de
résurgence ;
• à 4°40’E : Grand tourbillon anticyclonique V1 (Ф ≈ 80-100 Km) ayant un rôle
déterminant.
Petite tourbillon cyclonique au cadran Sud-Ouest de V1 et upwelling prés de la côte.
La distribution générale des sels nutritifs: la distribution des sels nutritifs varie étroitement d’une
zone à une autre. A ce propos on distingue :
- les zones d’upwelling, caractérisées par un enrichissement en sels nutritifs qui néanmoins reste
insuffisant pour maintenir un développement phytoplanctonique important ;
- les zones subsuperficielles, déficitaires en sels nutritifs souvent localisées entre 80 et 100 m de
profondeur. Les eaux relativement peu fertile de ces zones, auraient le caractère d’une
superficielle préalablement appauvrie en sels nutritifs par les producteurs primaires, et qui aurait
subit une convergence rapide ;
- la couche de maximum de phosphates et de nitrate, située entre 300 et 500 m de profondeur le
long des cotes Algériennes entre 0 et 4°40’E. Elle s’atténue vers le large et disparaît au-delà de
38°N. Sa grande fertilité provient d’intenses processus de dégradation et de reminéralisation de
la matière organique produite continuellement dans la couche euphotique lors de la production
primaire. Cette couche de maximum de sels nutritifs compte parmi les problèmes majeurs qu’a
soulevé MEDIPROD V.
a) Le rapport N/P: Ce rapport est généralement voisin de 21 à 22. Dans la zone côtière, il est soumis
à des variations importantes sur le long de la colonne d’eau : couche de surface (16) ; interface eau
Méditerranéenne- eau Atlantique (maximum 30) ; eau profonde Méditerranéenne (20 à 22). Le
déficit en phosphore exprimé par le maximum 30 serait du à une minéralisation plus rapide de
l’azote en bas de la couche euphotique. Le phosphore est cependant compensé par régénération en
profondeur (Boulahdid, 1987).
b) Distribution de chlorophylle a : dans les 30 premiers mètres, on observe généralement de faible
concentrations en chlorophylle (<0,20 µg/l) sur toute la zone étudiée à l’exception des zones
d’upwellings (>0.5 µg/l). Prés de la côte, hors des zones d’upwellings, on observe un maximum
subsuperficiel permanant entre 0 et 50 m de profondeur (1 à 4 µg/l). Un maximum de 8 µg/l a été
localisé à 4°40’E et semble être lié à un tourbillon cyclonique.
Au large, les concentrations de la chlorophylle sont à l’ordre de 1 µg/l avec un maximum situé entre
80 et 100 m de profondeur.
L’étude d’un vieux tourbillon anticyclonique au large, a affirmé la présence d’une zone typiquement
oligotrophe sur plus de 80 Km de diamètre, caractérisé par une couche superficielle (0 à 100 m)
dépourvue de nitrate, de phosphate et pauvre en chlorophylle (<0,1 µg/l).
Au voisinage de cette zone, la biomasse chlorophyllienne révèle cependant la présence de certaines
zones étroites très riches en chlorophylle.
