Chapitre I
Généralités
2007/2008
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5.3. La silice dissoute
Le silicium est un élément nutritif car il entre dans la composition des squelettes de certaines
espèces phytoplanctoniques (diatomées, radiolaires…) (Aminot, 1983). A pH moyen de l’eau de
mer (≈8.2), le silicium dissous se trouve à 95 % sous les formes d’acide orthosilicium,
Si (OH) 4, 5 % Si (OH) 3
- (Aminot, 1983).
6. Origines des sels nutritifs
Les sels nutritifs, dans l’eu de mer ont plusieurs origines qu’on peut regrouper en deux types de
sources (externes et internes).
6.1. Sources externes
Regroupe tous les apports continentaux qui sont transférés à la mer, soit par la voie éolienne ou
par la voie fluviatile. L’apport prédominant des sources externes est celui fluviatile (Boulahdid,
1987). Par exemple pour le phosphore total, l’apport éolienne (1,35 10
12 gP/an Suess 1979 in
Boulahdid, 1987) ne représente que 8% de celui fluviatile (18 10
12 gP/an Lerman et al., 1975
in Boulahdid, 1987) alors que la source hydrothermale est négligeable (Froelich et al., 1982 in
Boulahdid, 1987).
6.2. Sources internes
La source interne est la plus importante, car elle seule représente environ 97% (Boulahdid,
1987). Cette source est assurée par la régénération des sels nutritifs à partir du matériel
biogénique présent dans l’eau de mer. Elle comprend donc toutes les réactions biogéochimiques
et autres réactions (oxydation, dégradation de la matière organique) qui s’effectuent le long de la
colonne d’eau de mer (Jaques et Tréguer, 1986). Dans une moindre mesure, les sels nutritifs
peuvent être aussi rediffusés et régénérées à partir du sédiment marin (Boulahdid, 1987).
7. Distribution des sels nutritifs
La distribution et le comportement des sels nutritifs dans le milieu marin dépendent des facteurs
et processus physiques, chimiques et biologiques. La distribution des teneurs se trouve
influencée par d’autres paramètres tels que la proximité des côtes, la profondeur, les blooms
phytolanctoniques. La distribution des sels nutritifs est caractérisée par une stratification au large
avec des teneurs généralement faibles en surface, et qui augmentent progressivement avec la
profondeur pour atteindre un maximum dans les eaux au niveau intermédiaires, généralement au
niveau du minimum d’oxygène. Cette distribution est contrôlée par les phénomènes physiques et
par l’activité biologique qui peut modifier la distribution (Jacques et Tréguer, 1986).
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