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Nous avons une production d’azote en écloserie, et surtout en murisserie avec un apport
d’aliment Provenant des déchets d’aliments de l’activité et du métabolisme des poissons en
élevage, l’ammoniaque (solution aqueuse) se dissocie suivant la température et le pH en
NH 4
+ et NH 3 . Selon BOYD (1982) La proportion d’ammoniac sous sa forme non ionisée
NH 3 (forme toxique) augmente avec la température et surtout à des pH basiques (pH ˃ 7).
Chez les poissons, l’excrétion azotée se fait en partie par diffusion passive de NH 3 depuis
le plasma vers le milieu extérieur à travers les branchies, et en partie par les urines. Si les
teneurs en azote ammoniacal augmentent dans l’eau et dépassent celles du milieu interne,
des quantités croissante d’ammoniaque sous forme NH 3 toxiques vont pénétrer dans
l’organisme du poisson. On observe des signes d'inconfort se traduisant par une nage par
ondulation de tout le corps et des branchies pâles. Les premières mortalités sont observées
à ce stade lorsque la concentration de N-NH3 atteint 0,62 mg/1 (16,7 % de mortalité en 24
h). À partir d'un certain niveau d'ammoniaque (seuil de toxicité), le poisson ne peut plus
réguler son milieu interne, donc ses fonctions vitales, et meurt intoxiqué. Pour des poissons
plus petits, bien plus sensibles, les concentrations en NH3 devront être particulièrement
surveillées (PROTEAU, 2006).
Les nitrites NO 2 , qui résultent de l'oxydation partielle de l'ammoniaque dans l'eau, se fixent
sur l'hémoglobine du sang (formation de méthémoglobine, composé stable) et empêchent
les globules rouges d'assurer le transport de l'oxygène dans le corps. Dans ces conditions,
les risques d'asphyxie sont élevés. NEMCSOK et al. (1982) précisent également que NH 3
modifie les processus métaboliques. Ce qui se traduit par une augmentation du niveau de la
glycémie et des catécholamines du sang et qu'une concentration élevée de NH 3 induit une
anoxie des tissus. La connaissance de la tolérance aux composés azotés permet de fixer les
taux de renouvellement de l'eau d'élevage, de gérer les systèmes de filtration ou de limiter
les apports d'aliment. Il conviendra par conséquent d'être prudent lors de la mise en élevage
et de contrôler la concentration en ammoniaque et le pH de l'eau des bassins.
Selon BILLARD (1995), À l'heure actuelle, seule la technique du filtre bactérien s'est
avérée adaptée au contexte particulier d'un élevage aquacole ou piscicole. Ce type de filtre
repose sur l'emploi de matériaux support à surface spécifique, il exploite la propriété qu'ont
certaines colonies bactériennes hétérotrophes de se développer dans un milieu riche en
ammoniaque (mais aussi en carbone, phosphore et oxygène), et de transformer, pour les
unes l'ammoniaque en nitrites, et pour les autres les nitrites en nitrates. L'action successive
de colonies des deux types dans le même filtre se traduit par la transformation de
l'ammoniaque en nitrates : c'est le processus de nitrification. L'établissement des colonies
bactériennes se fait naturellement en milieu favorable. Le rendement d'un filtre bactérien,
si on l'exprime en quantité d'ammoniaque traitée par unité de volume de filtre, est très
variable selon les systèmes, et dépend essentiellement : de la surface développée offerte à
la colonisation bactérienne par le matériau support dont le filtre est garni et des
caractéristiques de surface du matériau support (porosité en particulier) qui permettront un
bon accrochage des bactérie, on est de toute façon conduit à réduire la vitesse de passage
de l'eau qui les traverse, en raison de leurs faibles caractéristiques d'accrochage des
bactéries.
Nous avons une production d’azote en écloserie, et surtout en murisserie avec un apport
d’aliment Provenant des déchets d’aliments de l’activité et du métabolisme des poissons en
élevage, l’ammoniaque (solution aqueuse) se dissocie suivant la température et le pH en
NH 4
+ et NH 3 . Selon BOYD (1982) La proportion d’ammoniac sous sa forme non ionisée
NH 3 (forme toxique) augmente avec la température et surtout à des pH basiques (pH ˃ 7).
Chez les poissons, l’excrétion azotée se fait en partie par diffusion passive de NH 3 depuis
le plasma vers le milieu extérieur à travers les branchies, et en partie par les urines. Si les
teneurs en azote ammoniacal augmentent dans l’eau et dépassent celles du milieu interne,
des quantités croissante d’ammoniaque sous forme NH 3 toxiques vont pénétrer dans
l’organisme du poisson. On observe des signes d'inconfort se traduisant par une nage par
ondulation de tout le corps et des branchies pâles. Les premières mortalités sont observées
à ce stade lorsque la concentration de N-NH3 atteint 0,62 mg/1 (16,7 % de mortalité en 24
h). À partir d'un certain niveau d'ammoniaque (seuil de toxicité), le poisson ne peut plus
réguler son milieu interne, donc ses fonctions vitales, et meurt intoxiqué. Pour des poissons
plus petits, bien plus sensibles, les concentrations en NH3 devront être particulièrement
surveillées (PROTEAU, 2006).
Les nitrites NO 2 , qui résultent de l'oxydation partielle de l'ammoniaque dans l'eau, se fixent
sur l'hémoglobine du sang (formation de méthémoglobine, composé stable) et empêchent
les globules rouges d'assurer le transport de l'oxygène dans le corps. Dans ces conditions,
les risques d'asphyxie sont élevés. NEMCSOK et al. (1982) précisent également que NH 3
modifie les processus métaboliques. Ce qui se traduit par une augmentation du niveau de la
glycémie et des catécholamines du sang et qu'une concentration élevée de NH 3 induit une
anoxie des tissus. La connaissance de la tolérance aux composés azotés permet de fixer les
taux de renouvellement de l'eau d'élevage, de gérer les systèmes de filtration ou de limiter
les apports d'aliment. Il conviendra par conséquent d'être prudent lors de la mise en élevage
et de contrôler la concentration en ammoniaque et le pH de l'eau des bassins.
Selon BILLARD (1995), À l'heure actuelle, seule la technique du filtre bactérien s'est
avérée adaptée au contexte particulier d'un élevage aquacole ou piscicole. Ce type de filtre
repose sur l'emploi de matériaux support à surface spécifique, il exploite la propriété qu'ont
certaines colonies bactériennes hétérotrophes de se développer dans un milieu riche en
ammoniaque (mais aussi en carbone, phosphore et oxygène), et de transformer, pour les
unes l'ammoniaque en nitrites, et pour les autres les nitrites en nitrates. L'action successive
de colonies des deux types dans le même filtre se traduit par la transformation de
l'ammoniaque en nitrates : c'est le processus de nitrification. L'établissement des colonies
bactériennes se fait naturellement en milieu favorable. Le rendement d'un filtre bactérien,
si on l'exprime en quantité d'ammoniaque traitée par unité de volume de filtre, est très
variable selon les systèmes, et dépend essentiellement : de la surface développée offerte à
la colonisation bactérienne par le matériau support dont le filtre est garni et des
caractéristiques de surface du matériau support (porosité en particulier) qui permettront un
bon accrochage des bactérie, on est de toute façon conduit à réduire la vitesse de passage
de l'eau qui les traverse, en raison de leurs faibles caractéristiques d'accrochage des
bactéries.
