Chapitre II : Méthodologie
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2.7. Estimation du niveau d’exploitation
2.7.1. Analyse de la population virtuelle (VPA)
La VPA (Virtual Population Analysis) mise au point par Derzhavin (1922 in Sparre et Venema,
1996) est une méthode faisant appel aux populations capturées. Elle consiste à analyser ce que l'on
peut observer, la capture, de manière à estimer la population qui devrait se trouver en mer pour
produire cette capture. L’effort de pêche (F) par classe de taille ou d’âge est inconnu et doit être
déterminé et obtenu, en procédant à des itérations, ou par l’emploi de tables appropriées. Pour
faciliter l’application Pope (1972), Sparre et Venema (1996) et Jones (1983) proposent une analyse
de cohorte. On appelle cohorte, l’ensemble des individus nés en même temps ou dans une courte
période de temps, sur un même territoire et sur lequel il est possible de suivre la mortalité globale,
ainsi que la croissance et le vieillissement des survivants.
2.7.2. Principe d’utilisation du logiciel VIT 4win
Le programme VIT (Lleonart et Salat, 1992 et 2000) a spécialement été conçu pour les analyses
de populations virtuelles et de rendements par recrues à partir de pseudocohortes en âges ou en
tailles. Il permet en particulier d’étudier les niveaux d’exploitation, les compétitions entre métiers
et les situations de transition qui résulteraient de changements de schémas d’exploitation. Les
algorithmes de base sont tirés de Beverton et Holt (1957), Gulland(1965) et Pope (1972). Les
résultats de ces calculs permettent de disposer d’un stock de référence caractérisé essentiellement
par un effectif (Nombre d’individus par classe d’âge ou de taille), une biomasse et un diagramme
d’exploitation (valeurs de mortalité par pêche F par classe).
Une évaluation de la biomasse moyenne des échantillons peut être réalisée facilement en utilisant
les relations taille-poids spécifiques. Ces valeurs permettent de calculer des facteurs de proportion
entre les évaluations des biomasses échantillonnées et celles des biomasses totales capturées. Ces
facteurs servent ensuite à extrapoler la composition par classes de taille des échantillons aux
captures totales correspondantes (Farrugio et Aldebert, 1995).
Parmi les résultats du VIT on cite :
-Le bilan de biomasse « biomasse balance » : est la quantité de biomasse renouvelée durant
l’unité de temps (l’année) ; il s’agit du bilan à l’équilibre, entre les gains en poids dû au recrutement
et la croissance et les pertes dues à la mortalité (naturelle et par pêche).
-L’âge et taille critiques : sont ceux pour lesquels une cohorte atteint sa biomasse maximale.
-Le rapport Bmax/B mean : exprime la proportion de biomasse produite par une cohorte
lorsqu’elle atteint son âge critique. En d’autre termes, si une année données le recrutement est nul,
Bmax/Bmean représente la perte pondérale qui en découlera pour le stock après un intervalle de
temps égale à l’âge critique.
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2.7. Estimation du niveau d’exploitation
2.7.1. Analyse de la population virtuelle (VPA)
La VPA (Virtual Population Analysis) mise au point par Derzhavin (1922 in Sparre et Venema,
1996) est une méthode faisant appel aux populations capturées. Elle consiste à analyser ce que l'on
peut observer, la capture, de manière à estimer la population qui devrait se trouver en mer pour
produire cette capture. L’effort de pêche (F) par classe de taille ou d’âge est inconnu et doit être
déterminé et obtenu, en procédant à des itérations, ou par l’emploi de tables appropriées. Pour
faciliter l’application Pope (1972), Sparre et Venema (1996) et Jones (1983) proposent une analyse
de cohorte. On appelle cohorte, l’ensemble des individus nés en même temps ou dans une courte
période de temps, sur un même territoire et sur lequel il est possible de suivre la mortalité globale,
ainsi que la croissance et le vieillissement des survivants.
2.7.2. Principe d’utilisation du logiciel VIT 4win
Le programme VIT (Lleonart et Salat, 1992 et 2000) a spécialement été conçu pour les analyses
de populations virtuelles et de rendements par recrues à partir de pseudocohortes en âges ou en
tailles. Il permet en particulier d’étudier les niveaux d’exploitation, les compétitions entre métiers
et les situations de transition qui résulteraient de changements de schémas d’exploitation. Les
algorithmes de base sont tirés de Beverton et Holt (1957), Gulland(1965) et Pope (1972). Les
résultats de ces calculs permettent de disposer d’un stock de référence caractérisé essentiellement
par un effectif (Nombre d’individus par classe d’âge ou de taille), une biomasse et un diagramme
d’exploitation (valeurs de mortalité par pêche F par classe).
Une évaluation de la biomasse moyenne des échantillons peut être réalisée facilement en utilisant
les relations taille-poids spécifiques. Ces valeurs permettent de calculer des facteurs de proportion
entre les évaluations des biomasses échantillonnées et celles des biomasses totales capturées. Ces
facteurs servent ensuite à extrapoler la composition par classes de taille des échantillons aux
captures totales correspondantes (Farrugio et Aldebert, 1995).
Parmi les résultats du VIT on cite :
-Le bilan de biomasse « biomasse balance » : est la quantité de biomasse renouvelée durant
l’unité de temps (l’année) ; il s’agit du bilan à l’équilibre, entre les gains en poids dû au recrutement
et la croissance et les pertes dues à la mortalité (naturelle et par pêche).
-L’âge et taille critiques : sont ceux pour lesquels une cohorte atteint sa biomasse maximale.
-Le rapport Bmax/B mean : exprime la proportion de biomasse produite par une cohorte
lorsqu’elle atteint son âge critique. En d’autre termes, si une année données le recrutement est nul,
Bmax/Bmean représente la perte pondérale qui en découlera pour le stock après un intervalle de
temps égale à l’âge critique.
