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Pollution atrnospherique
environnemental, afin cl'evaluer la contribution de I'activite humaine;
• la definition de moyens de mesures appropries en support de decisions
reglementaires (les reseaux de surveillance de la qualite de l'air) ou pour
ameliorer la connaissance scientifique (l'observation satellitaire de la composition chimique de l'atrnosphere},
Aux cotes de ces composantes classiques de l'expertise, la modelisation numerique est devenue un outil central, recoupant de nombreuses utilisations :
• la comprehension des processus (on est ici au niveau de la recherche) ;
• la prevision environnementale : comment prevoir un episode de pollution photochimique, comment estimer la dispersion d'un rejet accidentel
(figure 7 pour l'evaluation de l'accident de Tchernobyl) ?
• les etudes d'impact : comment evaluer, pour la qualite de l'air, des scenarios de reductions dernission, que ce soit, par exemple, au niveau europeen
(plafonnement dcmission par pays et par secteur economiquc : figure 6)
ou bien au niveau local (Plan de deplacement urbain) ?
• les etudes climatiques sur la composition chimique de I'atmosphere, l'effet
de serre additionnel et Ie changement climatique ;
• la modelisation inverse des flux d'emission : comment estimer, a partir de mesures de concentrations dans l'air, des emissions mal connues,
eventuellernent reglementees ?
Dilemmes atrnospheriques
Dans de nombreux cas, les decisions environnementales sont confrontees a
des dilemmes, I'amelioration d'un criterc environnemental pouvant conduire
a la deterioration d'un autre (disbenefit). La mise a plat de toutes les consequences d'une politique de modification des emissions necessite alors Ie recours
a l'expertise scientifique, comme l'illustrent les trois exemples qui suivent.
La dependance de l'ozone aux emissions de ses prccurseurs (COVet NO x )
est complexe et, selon les regimes chimiques, une reduction des emissions peut
conduire a des augmentations des concentrations d'ozone! Le retour d'cxperience des politiques nord-americaines des annees 80 en temoigne (chapitre 4).
De rnerne, l'introduction d'une nouvelle motorisation ou d'un nouveau carburant pour Ie transport routier peut induire des effets « pervers », dont l'evaluation est indispensable a priori. Par exemple, la reduction en masse des particules emises peut conduire a une augmentation du nombre des particules
fines [ormees dans I'atmosphere, qui sont les plus nocives sur Ie plan sanitaire
(probleme 5.4). L'augmentation de la part des biocarburants (ethanol) peut
egalement induire une degradation de la qualite de l'air (exercice 4.7).
Enfin, la diminution de la pollution particulaire soufree dans I'hemisphere
nord, depuis environ deux decennies, a conduit a diminuer l'effet de refroidissement des particules (chapitre 2), qui masquait partiellement l'impact de l'effet
de serre additionnel.
Pollution atrnospherique
environnemental, afin cl'evaluer la contribution de I'activite humaine;
• la definition de moyens de mesures appropries en support de decisions
reglementaires (les reseaux de surveillance de la qualite de l'air) ou pour
ameliorer la connaissance scientifique (l'observation satellitaire de la composition chimique de l'atrnosphere},
Aux cotes de ces composantes classiques de l'expertise, la modelisation numerique est devenue un outil central, recoupant de nombreuses utilisations :
• la comprehension des processus (on est ici au niveau de la recherche) ;
• la prevision environnementale : comment prevoir un episode de pollution photochimique, comment estimer la dispersion d'un rejet accidentel
(figure 7 pour l'evaluation de l'accident de Tchernobyl) ?
• les etudes d'impact : comment evaluer, pour la qualite de l'air, des scenarios de reductions dernission, que ce soit, par exemple, au niveau europeen
(plafonnement dcmission par pays et par secteur economiquc : figure 6)
ou bien au niveau local (Plan de deplacement urbain) ?
• les etudes climatiques sur la composition chimique de I'atmosphere, l'effet
de serre additionnel et Ie changement climatique ;
• la modelisation inverse des flux d'emission : comment estimer, a partir de mesures de concentrations dans l'air, des emissions mal connues,
eventuellernent reglementees ?
Dilemmes atrnospheriques
Dans de nombreux cas, les decisions environnementales sont confrontees a
des dilemmes, I'amelioration d'un criterc environnemental pouvant conduire
a la deterioration d'un autre (disbenefit). La mise a plat de toutes les consequences d'une politique de modification des emissions necessite alors Ie recours
a l'expertise scientifique, comme l'illustrent les trois exemples qui suivent.
La dependance de l'ozone aux emissions de ses prccurseurs (COVet NO x )
est complexe et, selon les regimes chimiques, une reduction des emissions peut
conduire a des augmentations des concentrations d'ozone! Le retour d'cxperience des politiques nord-americaines des annees 80 en temoigne (chapitre 4).
De rnerne, l'introduction d'une nouvelle motorisation ou d'un nouveau carburant pour Ie transport routier peut induire des effets « pervers », dont l'evaluation est indispensable a priori. Par exemple, la reduction en masse des particules emises peut conduire a une augmentation du nombre des particules
fines [ormees dans I'atmosphere, qui sont les plus nocives sur Ie plan sanitaire
(probleme 5.4). L'augmentation de la part des biocarburants (ethanol) peut
egalement induire une degradation de la qualite de l'air (exercice 4.7).
Enfin, la diminution de la pollution particulaire soufree dans I'hemisphere
nord, depuis environ deux decennies, a conduit a diminuer l'effet de refroidissement des particules (chapitre 2), qui masquait partiellement l'impact de l'effet
de serre additionnel.
