Chapitre I
Généralités
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même dans la médecine pour réaliser un diagnostic en visualisant l’anatomie et les différents
processus physiologiques du corps par les rayons X, ou à des fins thérapeutiques comme
l’utilisation de I-131contre les maladies qui touchent la thyroïde (Isaksson et Rääf, 2017).
I.7. La radioactivité dans le milieu marin
La présence des radionucléides (naturels et artificiels) dans le milieu marin a été reconnue comme
un problème environnemental grave (Baltas et al., 2017).
La contamination radioactive (radiologique), est la présence de substances radioactives sur des
surfaces ou à l'intérieur de solides, liquides ou gaz (y compris le corps humain), ou leur présence
est involontaire ou indésirable (Baltas et al., 2017).
Le milieu marin est alimenté par des quantités importantes de radionucléides provenant
essentiellement : des rejets d’effluents dans les sites côtiers, le rejet direct des eaux souterraines et
le transport par le vent (Baltas et al., 2017).
Dans le milieu marin les radionucléides sont classés en deux catégories : les radionucléides
solubles dans l’eau appelés aussi ‘radionucléides conservateurs’ (Tc et Cs), et les radionucléides
insolubles (Pu et Am), mais qui ont une forte affinité avec les matières en suspension et avec les
sédiments, ils sont qualifiés de ‘radionucléides non conservateurs (Jordi, 2012).
Ces derniers sont récupérés par des processus physico-chimiques tel que l’adsorption qui est
basée sur l'attraction et la liaison des radionucléides par des charges ioniques sur les surfaces
externes du corps, et l’absorption lors de la respiration ou lors de l’ingestion de la nourriture (ElTahar, 2011; Carvalho, 2018).
Le phénomène de concentration et de transfert des radionucléides dans les cours d’eau et les
organismes marins est proportionnel à la salinité de l’eau de mer.
Le transport, la distribution et l’accumulation des radionucléides dans le milieu marin dépendent
fortement des formes physico-chimiques des radionucléides (c.-à-d. leur spéciation) dans les
effluents de rejets, ainsi que des processus de transformation qui se produisent après l'entrée dans
les eaux côtières (Jordi, 2012).
I.8. Le Po-210 dans le milieu marin
Suivi par le K-40, le Po-210 est le deuxième radionucléide (naturel ou artificiel) le plus abondant
chez les animaux marins (Belivermis, 2019).
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