Partie III : 2.Évaluation du processus GIZC au niveau de la ZCA
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Aussi les services techniques des communes ont exprimé l’insuffisance de leurs échanges et de
collaboration avec les différentes institutions chargées ayant des missions GIZC, révélant ainsi
que l’échelle communale est encore peu intégrée dans les projets GIZC. Aussi, Il y’a une
surreprésentation des structures étatiques aux dépens des collectivités locales et des acteurs
associatifs au niveau des projets GIZC, et sont soumis à de nombreux cadrages de l’état, ce qui
fragilise la complémentarité des actions (Larid, 2010 ; Boumaour et al.,2017). La faiblesse dans
les procédures de coordination des actions notamment au niveau local se fait grandement sentir
et fragilise la complémentarité des actions (MATE, 2017). Comme préciser préalablement, les
projets GIZC qui ont été menés depuis le lancement du processus en Algérie sont des projets qui
ont une portée territoriale nationale ou régionale, même si quelques actions pilotes au niveau
communal ont été initiées (Plan Côtier de Réghaia et le classement de l’AMP du mont Chenoua
et Kouali). Néanmoins, il y’a de nombreux efforts à fournir, notamment en termes de formation
et sensibilisation, afin de mobiliser efficacement les collectivités locales au niveau des projets
GIZC.
Les associations évaluent leur participation dans la gestion du littoral algérois comme étant
encore faibles. Une exception est faite pour les associations nationales qui ont acquis une
certaine expérience sur le terrain avec le ministère chargé de l’environnement et les collectivités
territoriales et de ce fait une certaine réputation. Il est à noter que le monde associatif en Algérie
fonctionne généralement par intermittence. Encore très peu d’associations sont actives tout au
long de l’année, et possèdent une certaine stabilité en termes de ressources humaines et
financières. Par ailleurs, tout comme les collectivités territoriales, le monde associatif est
fortement encadré par la réglementation.
2.1.5 La réglementation et son l’application
En ce qui concerne la réglementation, les avis ont été fortement partagés entre les différents
acteurs de la gestion de la zone côtière algéroise (fig.76).
Figure 64 : Avis sur la réglementation concernant la protection de l'environnement.
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