Partie III : 2.Évaluation du processus GIZC au niveau de la ZCA
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Faiblesse institutionnelle du principal coordinateur du processus GIZC
Au niveau national, le principal coordinateur des programmes et actions de GIZC a été le
ministère chargé de l’environnement. Mais ce ministère connaît de nombreux changements de
tutelles : sur une période de 44 ans, il a connu 11 changements de tutelle. Les longues périodes
de stabilité n’ont dépassé les 6 ans que durant deux périodes (1984-1990 ; 1994-2000), et 15 ans
entre 2001 et 2016 (tab.11) (Talmatkadi, 2010 ; Journal Officiel, 2017).
Tableau 11 : Tableau retraçant les différents changements de tutelle opérés pour le secteur de
l’environnement (source : Talmatkadi, 2010 ; actualisé, Khelil, 2017)
Année
Tutelle
1973 Comité national de l’environnement
1978 Ministère de l’hydraulique de la mise en valeur des terres et de la protection de
l’environnement
1981 Secrétariat d’état aux forêts et à la mise en valeur des terres
1984 Ministère de l’hydraulique, de l’environnement et des forêts
1990 Ministère délégué à la recherche, à la technologie et à l’environnement
1992 Ministère de l’éducation national
1993 Ministère chargé des universités
1994 Ministère de l’intérieur, des collectivités locales et de l’environnement et de la réforme
administrative
2000 Ministère des travaux publics, de l’aménagement du territoire, de l’environnement et de
l’urbanisme
2001 Ministère de l’aménagement du territoire et de l’environnement
2007 Ministère de l’aménagement du territoire, de l’environnement et du tourisme
2010 Ministère de l’aménagement du territoire et de l’environnement
2011 Ministère de l’aménagement du territoire, de l’environnement et de la ville
2016 Ministère des ressources en eaux et de l’environnement
2017 Ministère de l’environnement et des énergies renouvelables
De tels changements rendent difficile le suivi des programmes et des stratégies engagés par
chaque ancien ministère, atténuant d'autant sa capacité à exercer son rôle de coordinateur du
processus de GIZC. Dans un contexte où l’environnement est encore souvent perçu comme un
obstacle au développement des autres secteurs (propos recueillis auprès de certains acteurs), ce
changement récurrent complique la coordination entre les acteurs.
Cette situation réduit les capacités du ministère chargé de l’environnement à jouer son rôle de
coordinateur du processus GIZC, et ne favorise pas l’appropriation des enjeux. C’est d’autant
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