Chapitre II
Les interactions Environnement-Aquaculture
la concentration en oxygène dissous de l'eau sus-jacente, ce qui conduit à l'anoxie du milieu
immédiatement sous les cages, et ceci en relation avec l'apport de matière organique. Ce
processus est accéléré par l'augmentation de la température, ce qui entraîne, périodiquement, à
la fin de l'été, un déficit en oxygène.
La faune endogée réagit, alors, en émergeant du sédiment, ce qui diminue son espace vital et
provoque une situation de stress qui conduira progressivement à l'élimination de la plupart des
espèces.
Il semblerait plutôt que la détérioration des populations intervient brutalement pour une
concentration en oxygène voisine de 2mg/l. En dessous de cette concentration, seules
quelques espèces sont capables de survivre pendant une période prolongée, mais aucune n'est
directement favorisée par l'abondance de nourriture. De rares espèces opportunistes, comme
Capitella capitata, profiteront d'une amélioration des conditions oxiques pour coloniser le
substrat et utiliser la nourriture accumulée.
Augmentation du nombre des polychètes opportunistes et diminution du nombre des
mollusques et crustacés, proportionnelle à l'augmentation des dépôts.
2.3 Impact sur les Vertébrés
2.3.1 Impact sur les Oiseaux
Parce que de nombreux oiseaux marins se nourrissent en péchant, les fermes piscicoles
constituent un pôle d'attraction pour les hérons, les cormorans, les diverses espèces de
mouettes et goélands, les hirondelles de mer, les guillemots, etc . , sans compter certains
oiseaux terrestres ou de rivière qui peuvent, également intervenir (martin-pêcheurs, canards
sauvages, corneilles...) (Comeau et al, 2009).
Bien que les mouettes et les corneilles soient nombreuses autour des élevages, elles
n'attaquent pas le cheptel mais se nourrissent des détritus.
Les oiseaux peuvent être responsables de contaminations dans les élevages en servant d'hôtes
aux parasites des poissons. Hérons et mouettes sont les hôtes de Trématodes qui, au stade
larvaire, infestent aussi bien les poissons sauvages que cultivés.
2.3.2 Impact sur les Mammifères
Les Mammifères concernés par les élevages piscicoles sont les phoques, les loutres et les
visons. En milieu marin, seuls les phoques ont été considérés.
Les phoques endommagent les fermes en attaquant et dévorant les poissons à travers les filets
et éventuellement, en déchirant la cage, ce qui entraîne des évasions massives et des pertes
considérables pour les fermeirs Comme dans le cas des oiseaux, les fermiers cherchent à se
débarrasser des phoques en les chassant, les piégeant, ou encore en les éloignant des cages par
des alarmes sonores. L'impact de ces pratiques sur le stock de phoques n'est pas connu
(Pêches et Océans Canada, 2016, Nash et al, 2000).
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Les interactions Environnement-Aquaculture
la concentration en oxygène dissous de l'eau sus-jacente, ce qui conduit à l'anoxie du milieu
immédiatement sous les cages, et ceci en relation avec l'apport de matière organique. Ce
processus est accéléré par l'augmentation de la température, ce qui entraîne, périodiquement, à
la fin de l'été, un déficit en oxygène.
La faune endogée réagit, alors, en émergeant du sédiment, ce qui diminue son espace vital et
provoque une situation de stress qui conduira progressivement à l'élimination de la plupart des
espèces.
Il semblerait plutôt que la détérioration des populations intervient brutalement pour une
concentration en oxygène voisine de 2mg/l. En dessous de cette concentration, seules
quelques espèces sont capables de survivre pendant une période prolongée, mais aucune n'est
directement favorisée par l'abondance de nourriture. De rares espèces opportunistes, comme
Capitella capitata, profiteront d'une amélioration des conditions oxiques pour coloniser le
substrat et utiliser la nourriture accumulée.
Augmentation du nombre des polychètes opportunistes et diminution du nombre des
mollusques et crustacés, proportionnelle à l'augmentation des dépôts.
2.3 Impact sur les Vertébrés
2.3.1 Impact sur les Oiseaux
Parce que de nombreux oiseaux marins se nourrissent en péchant, les fermes piscicoles
constituent un pôle d'attraction pour les hérons, les cormorans, les diverses espèces de
mouettes et goélands, les hirondelles de mer, les guillemots, etc . , sans compter certains
oiseaux terrestres ou de rivière qui peuvent, également intervenir (martin-pêcheurs, canards
sauvages, corneilles...) (Comeau et al, 2009).
Bien que les mouettes et les corneilles soient nombreuses autour des élevages, elles
n'attaquent pas le cheptel mais se nourrissent des détritus.
Les oiseaux peuvent être responsables de contaminations dans les élevages en servant d'hôtes
aux parasites des poissons. Hérons et mouettes sont les hôtes de Trématodes qui, au stade
larvaire, infestent aussi bien les poissons sauvages que cultivés.
2.3.2 Impact sur les Mammifères
Les Mammifères concernés par les élevages piscicoles sont les phoques, les loutres et les
visons. En milieu marin, seuls les phoques ont été considérés.
Les phoques endommagent les fermes en attaquant et dévorant les poissons à travers les filets
et éventuellement, en déchirant la cage, ce qui entraîne des évasions massives et des pertes
considérables pour les fermeirs Comme dans le cas des oiseaux, les fermiers cherchent à se
débarrasser des phoques en les chassant, les piégeant, ou encore en les éloignant des cages par
des alarmes sonores. L'impact de ces pratiques sur le stock de phoques n'est pas connu
(Pêches et Océans Canada, 2016, Nash et al, 2000).
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