ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE
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I.5.5. Les composés azotés
La concentration des déchets azotés excrétés par les branchies et l’urine est en fonction de
la température, la taille de l’individu, les concentrations de l’ammoniaque dans le milieu et la
qualité de l’aliment, elle doit être maintenue inférieure au seuil critique, pour l’Oreochromis
niloticus (Linnaeus, 1758), elle ne doit pas dépasser 5 mg/L pour les nitrites, 500 mg/L pour
les nitrates, 15 mg/L pour l’ammoniaque total et 200 mg/L pour les matières en suspension
(Malcolm et al., 2000).
I.6. Régime alimentaire
Oreochromis niloticus (Linnaeus, 1758) est une espèce micro phytophages capables
d'ingérer et de digérer de grandes quantités d'algues phytoplanctoniques et de cyanobactéries
(Palomares, 1991 ; Fish, 1955).
En milieu artificiel (système de pisciculture), cette espèce est pratiquement omnivore
(euryphage), elle valorise divers déchets agricoles (drèches de brasserie…etc.), en tirant une
partie des excréments de porcs ou de volailles, de déchets ménagers et en acceptant facilement
des aliments composés sous forme de granulés (Kestmont et al, 1989).
Il convient de relever que l’acidité gastrique particulièrement forte chez l’Oreochromis
niloticus (Linnaeus, 1758) lui permet d’être parmi les rares espèces à pouvoir digérer les
cyanophycées (abondante source de protéines) sans concurrence notable avec d’autres espèces
piscicoles dans l’écosystème aquatique (Lauzanne, 1988). Cette capacité phénoménale
d'adaptation à divers aliments et déchets est à la base de sa haute potentialité pour la
pisciculture.
Le spectre alimentaire de tilapia est donc très large, c'est une espèce opportuniste, elle est
capable de se nourrir à partir des aliments les moins digestibles. Le degré d'opportunisme de
l'espèce est très grand et son régime alimentaire est souvent plus proche de celui des poissons
omnivores ou détritivores que des herbivores stricts (Bowen, 1982).
I.7. Mécanisme de digestion
La physiologie de la digestion chez l’Oreochromis niloticus (Linnaeus, 1758) a été
étudiée par Moriarty (in Dabbadie, 2005). Les détritus et les algues aux parois épaisses,
notamment les cyanobactéries, sont difficilement digérés par la plupart des poissons. Le
tilapia, en particulier l’Oreochromis niloticus (Linnaeus, 1758) a développé des mécanismes
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I.5.5. Les composés azotés
La concentration des déchets azotés excrétés par les branchies et l’urine est en fonction de
la température, la taille de l’individu, les concentrations de l’ammoniaque dans le milieu et la
qualité de l’aliment, elle doit être maintenue inférieure au seuil critique, pour l’Oreochromis
niloticus (Linnaeus, 1758), elle ne doit pas dépasser 5 mg/L pour les nitrites, 500 mg/L pour
les nitrates, 15 mg/L pour l’ammoniaque total et 200 mg/L pour les matières en suspension
(Malcolm et al., 2000).
I.6. Régime alimentaire
Oreochromis niloticus (Linnaeus, 1758) est une espèce micro phytophages capables
d'ingérer et de digérer de grandes quantités d'algues phytoplanctoniques et de cyanobactéries
(Palomares, 1991 ; Fish, 1955).
En milieu artificiel (système de pisciculture), cette espèce est pratiquement omnivore
(euryphage), elle valorise divers déchets agricoles (drèches de brasserie…etc.), en tirant une
partie des excréments de porcs ou de volailles, de déchets ménagers et en acceptant facilement
des aliments composés sous forme de granulés (Kestmont et al, 1989).
Il convient de relever que l’acidité gastrique particulièrement forte chez l’Oreochromis
niloticus (Linnaeus, 1758) lui permet d’être parmi les rares espèces à pouvoir digérer les
cyanophycées (abondante source de protéines) sans concurrence notable avec d’autres espèces
piscicoles dans l’écosystème aquatique (Lauzanne, 1988). Cette capacité phénoménale
d'adaptation à divers aliments et déchets est à la base de sa haute potentialité pour la
pisciculture.
Le spectre alimentaire de tilapia est donc très large, c'est une espèce opportuniste, elle est
capable de se nourrir à partir des aliments les moins digestibles. Le degré d'opportunisme de
l'espèce est très grand et son régime alimentaire est souvent plus proche de celui des poissons
omnivores ou détritivores que des herbivores stricts (Bowen, 1982).
I.7. Mécanisme de digestion
La physiologie de la digestion chez l’Oreochromis niloticus (Linnaeus, 1758) a été
étudiée par Moriarty (in Dabbadie, 2005). Les détritus et les algues aux parois épaisses,
notamment les cyanobactéries, sont difficilement digérés par la plupart des poissons. Le
tilapia, en particulier l’Oreochromis niloticus (Linnaeus, 1758) a développé des mécanismes
