Chapitre I
Généralités
6
1-1 La pêcherie sardinière : cas de l’Algérie
En Algérie, les activités de pêche jouent un rôle important dans le développement socioéconomique et contribuent à améliorer le niveau de vie et le bien-être des communautés
côtières (Boubekri, 2018). A partie de 1998, elle est devenue un secteur stratégique qui va de
pair avec l'agriculture (Boushaba, 2008).
En 1999, la direction des pêches a été subordonnée à une direction indépendante, le
ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques, et l'action publique a été renforcée
(Boushaba, 2008). Face aux différents défis environnementaux et sociaux, plusieurs stratégies
ont été formulées pour une gestion plus efficace des pêches. Récemment, l'Algérie a formulé
une stratégie nationale pour la pêche et l'aquaculture marine d'ici 2030, et un plan de
développement des activités de pêche et d'aquaculture marine d'ici 2025. L'objectif est de
contribuer au développement économique et social de l'Algérie, tout en assurant la sécurité
alimentaire, en créant des opportunités d'emploi et en améliorant le statut socio-économique
des marins. Il repose sur les trois piliers du développement durable : environnement, société
et économie (Chakour, 2013).
Mobilisant 61 % de la flotte algérienne, la pêche artisanale s’est de fait retrouvée au cœur
des diverses réformes, qui ont visé à la gestion conjointe des sites de débarquement (ports,
plages de débarquement, abris de pêche) et à l’implication des pêcheurs eux-mêmes dans les
processus de gestion. Cette activité est principalement exercée par les petits métiers (petites
embarcations) à proximité de la côte sur une distance ne dépassant pas 6 milles nautiques
(Chakour, 2013). La pêche pélagique se concentre principalement sur quelques espèces dont
la consommation de petits poissons pélagiques est importante, notamment la sardine (Sardina
pilchardus), la sardinelle ronde (Sardinella aurita), le chinchard (Trachurus trachurus), la
bogue (Boops boops), anchois (Engraulis encrasicolus) et maquereau (Scomber scombrus)
(Ali, 2021). La côte ouest contribue largement à la production nationale, suivie par les côtes
centrales (notamment Tipaza et Boumerdes) et enfin la côte Est (Ali, 2021).
En termes de flottille, les sardiniers représentent 27 % de la flottille totale, leur évolution
2018 et 2019 est de 21 % (ONS, 2019).
Généralités
6
1-1 La pêcherie sardinière : cas de l’Algérie
En Algérie, les activités de pêche jouent un rôle important dans le développement socioéconomique et contribuent à améliorer le niveau de vie et le bien-être des communautés
côtières (Boubekri, 2018). A partie de 1998, elle est devenue un secteur stratégique qui va de
pair avec l'agriculture (Boushaba, 2008).
En 1999, la direction des pêches a été subordonnée à une direction indépendante, le
ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques, et l'action publique a été renforcée
(Boushaba, 2008). Face aux différents défis environnementaux et sociaux, plusieurs stratégies
ont été formulées pour une gestion plus efficace des pêches. Récemment, l'Algérie a formulé
une stratégie nationale pour la pêche et l'aquaculture marine d'ici 2030, et un plan de
développement des activités de pêche et d'aquaculture marine d'ici 2025. L'objectif est de
contribuer au développement économique et social de l'Algérie, tout en assurant la sécurité
alimentaire, en créant des opportunités d'emploi et en améliorant le statut socio-économique
des marins. Il repose sur les trois piliers du développement durable : environnement, société
et économie (Chakour, 2013).
Mobilisant 61 % de la flotte algérienne, la pêche artisanale s’est de fait retrouvée au cœur
des diverses réformes, qui ont visé à la gestion conjointe des sites de débarquement (ports,
plages de débarquement, abris de pêche) et à l’implication des pêcheurs eux-mêmes dans les
processus de gestion. Cette activité est principalement exercée par les petits métiers (petites
embarcations) à proximité de la côte sur une distance ne dépassant pas 6 milles nautiques
(Chakour, 2013). La pêche pélagique se concentre principalement sur quelques espèces dont
la consommation de petits poissons pélagiques est importante, notamment la sardine (Sardina
pilchardus), la sardinelle ronde (Sardinella aurita), le chinchard (Trachurus trachurus), la
bogue (Boops boops), anchois (Engraulis encrasicolus) et maquereau (Scomber scombrus)
(Ali, 2021). La côte ouest contribue largement à la production nationale, suivie par les côtes
centrales (notamment Tipaza et Boumerdes) et enfin la côte Est (Ali, 2021).
En termes de flottille, les sardiniers représentent 27 % de la flottille totale, leur évolution
2018 et 2019 est de 21 % (ONS, 2019).
