Chapitre I
Partie bibliographique
8
La potasse caustique possède des propriétés chimiques semblables à celles de la soude
caustique. Toutefois, elle provoque une réaction chimique plus forte que la soude. Par
conséquent, elle s'emploie généralement dans la fabrication des savons liquides, des
shampooings et des savons mous (Hassi, 2017).
b) Les corps gras : les huiles et beurres
Les corps gras sont des esters d'acides gras et de glycérol. Représentent en volume plus ou
moins 2/3 des matières premières dans une savonnerie. Pour fabriquer un savon, on n’utilise
pas qu’un seul type de corps gras mais un mélange de plusieurs corps gras «graisses», «beurres»
possédant des propriétés différentes. Ses caractéristiques déterminent à leur tour en grande
partie, les caractéristiques du savon, notamment le pouvoir moussant, le pouvoir détergent,
l’effet sur la peau, la consistance, la solubilité dans l’eau, la stabilité de la mousse… (Chabrol
& Donko, 1991). Ayant fait l’objet du présent travail, des détails sur l’huile de poisson sont
consacrés dans les paragraphes qui suivent :
• Huile de poisson :
Les lipides des poissons ont été largement étudiés en raison de leurs richesses en molécules
d’intérêt, notamment les acides gras polyinsaturés.
La teneur et la composition en lipides des poissons varient avec l’espèce considérée, les
poissons sont ainsi répartis en trois grandes catégories. Les espèces dites « maigres » dont la
teneur en lipides dans les muscles est inférieure à 2 g / 100 g comme : ‘‘le cabillaud, la morue,
l’églefin’’. La deuxième catégorie rassemble les poissons « gras » comme : ‘‘le hareng, le
maquereau, le menhaden, la sardine, l’anguille, le pilchard ’’, qui ont dans leurs muscles plus
de 5 à 30 g / 100 g de lipides. Il y a enfin les poissons « intermédiaires » qui ont dans leur
muscle 2 à 5 % (g / 100 g) de lipides et en stockent aussi dans les tissus adipeux sous-cutanés
(cas du saumon, du thon, et de l’anchois) ( Gbogouri, 2005; Hamga & Kerkour, 2016).
Les huiles de poisson sont la première source commerciale d’acides gras polyinsaturés à longue
chaîne, tel que les acides docosahexaénoïques (DHA) et eicosapentaénoïques (EPA), appelé
également acide omega-3. Ces derniers sont reconnus par leurs nombreuses utilisations autant
que compléments alimentaires (capsules) ou en cosmétique (crèmes, savons, sérums pour
visage) ayant différentes actions sur la peau notamment sur la fluidité du sang, le pouvoir antiinflammatoire et hydratant.
L’association des omega-3 avec les phospholipides, composants essentiels des membranes
cellulaires, va leur permettre d'assurer une fluidité membranaire, et d'augmenter ainsi les
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La potasse caustique possède des propriétés chimiques semblables à celles de la soude
caustique. Toutefois, elle provoque une réaction chimique plus forte que la soude. Par
conséquent, elle s'emploie généralement dans la fabrication des savons liquides, des
shampooings et des savons mous (Hassi, 2017).
b) Les corps gras : les huiles et beurres
Les corps gras sont des esters d'acides gras et de glycérol. Représentent en volume plus ou
moins 2/3 des matières premières dans une savonnerie. Pour fabriquer un savon, on n’utilise
pas qu’un seul type de corps gras mais un mélange de plusieurs corps gras «graisses», «beurres»
possédant des propriétés différentes. Ses caractéristiques déterminent à leur tour en grande
partie, les caractéristiques du savon, notamment le pouvoir moussant, le pouvoir détergent,
l’effet sur la peau, la consistance, la solubilité dans l’eau, la stabilité de la mousse… (Chabrol
& Donko, 1991). Ayant fait l’objet du présent travail, des détails sur l’huile de poisson sont
consacrés dans les paragraphes qui suivent :
• Huile de poisson :
Les lipides des poissons ont été largement étudiés en raison de leurs richesses en molécules
d’intérêt, notamment les acides gras polyinsaturés.
La teneur et la composition en lipides des poissons varient avec l’espèce considérée, les
poissons sont ainsi répartis en trois grandes catégories. Les espèces dites « maigres » dont la
teneur en lipides dans les muscles est inférieure à 2 g / 100 g comme : ‘‘le cabillaud, la morue,
l’églefin’’. La deuxième catégorie rassemble les poissons « gras » comme : ‘‘le hareng, le
maquereau, le menhaden, la sardine, l’anguille, le pilchard ’’, qui ont dans leurs muscles plus
de 5 à 30 g / 100 g de lipides. Il y a enfin les poissons « intermédiaires » qui ont dans leur
muscle 2 à 5 % (g / 100 g) de lipides et en stockent aussi dans les tissus adipeux sous-cutanés
(cas du saumon, du thon, et de l’anchois) ( Gbogouri, 2005; Hamga & Kerkour, 2016).
Les huiles de poisson sont la première source commerciale d’acides gras polyinsaturés à longue
chaîne, tel que les acides docosahexaénoïques (DHA) et eicosapentaénoïques (EPA), appelé
également acide omega-3. Ces derniers sont reconnus par leurs nombreuses utilisations autant
que compléments alimentaires (capsules) ou en cosmétique (crèmes, savons, sérums pour
visage) ayant différentes actions sur la peau notamment sur la fluidité du sang, le pouvoir antiinflammatoire et hydratant.
L’association des omega-3 avec les phospholipides, composants essentiels des membranes
cellulaires, va leur permettre d'assurer une fluidité membranaire, et d'augmenter ainsi les
