Matériel et méthodes
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II.7. Décontamination d’une eau contaminée par Legionella pneumophila
II.7.1. Décontamination par les UV solaires (SODIS)
La désinfection solaire de l'eau (SODIS) est un traitement à simple utilisation, respectueux de
l'environnement et peu coûteux, dans lequel l'eau potable contaminée est placée dans des
bouteilles en plastique transparent de polyéthylène téréphtalate (PET) et exposées au plein
soleil pendant au moins 6 h (ou 2 jours consécutifs s'il y a plus de 50% de couverture
nuageuse) pendant les heures de clarté, lorsque l'intensité maximale de rayonnement se
produit (IGOUD et al, 2015). La lumière du soleil désinfecte l'eau contaminée par l'action du
rayonnement dans le spectre de la lumière ultraviolette (UV) et par les températures élevées
atteintes dans l'eau (EAWAG, 2008).
Mode opératoire :
• Contaminer l’eau distillée à une densité de 0.1 McFarland avec des colonies de la
souche ATCC33152 ;
• Verser l’eau contaminée dans des flacons stériles de 1L en PET ;
• Fermer hermétiquement les flacons ;
• Placer dans un endroit où il y a un maximum d’intensité lumineuse (au niveau de
l’institut Pasteur) et mettre sous agitation magnétique continue pendant 6h. (Les
expérimentations se sont déroulées entre 9h30 et 15h30).
Cette expérimentation a été effectuée sur 3 flacons d’eau contaminée par L. pneumophila sous
les mêmes paramètres et conditions (Température, Agitation, Intensité et durée d’exposition
aux UV solaires et densité en bactéries).
II.7.2. Décontamination par photocatalyse en utilisant (TiO2)
La photocatalyse hétérogène est l’une des technologies d’oxydation avancées TOA qui a pour
but la minéralisation totale de polluants en CO2, H2O et composés inorganiques.
Elle consiste à irradier un semi-conducteur, généralement du dioxyde de titane (TiO2), à
l'aide d'un rayonnement ultraviolet (UV) produit naturellement via la lumière solaire ou
artificiellement à l'aide d'une lampe (UV). (Dans la présente étude l’irradiation est faite à
l’aide d’UV solaires).
La concentration du TiO2 est optimale à 1,5g/l (MOUSSAOUI et BOUMRAR, 2011, IGOUD
et al, 2015).
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