Généralités
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- Les milieux naturels : l’eau douce principalement, tel que : les lacs, les rivières, les étangs
et les boues. On peut aussi la trouver en eau de mer près des estuaires ainsi qu’au niveau des
sols humides.
-Les milieux artificiels : la prolifération est plus importante dans les structures artificielles
telles que les systèmes de climatisation, les installations sanitaires ainsi que tout autre
dispositif où il est susceptible de trouver de l’eau stagnante et c’est principalement ces
milieux-là qui provoquent la contamination humaine due aux aérosols (90% des cas humains
de légionellose sont dus au sérogroupe 1) (JAMAILOU, 2012).
Certains facteurs environnementaux peuvent affecter leur croissance et leur prolifération telle
que la température qui doit se situer entre 25 °C et 42 °C (KARZ, 1987), l’acidité qui doit être
ente 5.5 et 8.5 et un apport suffisant en nutriment (oligo-éléments et matière organique).
I.6.4. Pouvoir pathogène
La Legionella est à l’origine de 3 entités cliniques distinctes :
• La légionellose / maladie des légionnaires : elle se caractérise par une pneumonie
aiguë ayant un temps d’incubation de 2 à 10 jours post-exposition avec des symptômes
similaires à une grippe avec une hyperthermie, des céphalées, une asthénie ainsi que
des myalgies sans oublier une toux sèche.
A ces symptômes peuvent s’ajouter des troubles digestifs ou neurologiques. Dans des cas
plus graves, une détresse respiratoire, une insuffisance rénale aiguë ou une défaillance de
plusieurs organes peuvent survenir.
• La fièvre de Pontiac : elle représente la forme bénigne de la maladie des légionnaires,
elle se manifeste par une toux, de la fièvre ainsi que des problèmes gastro-intestinaux,
le patient ne manifeste cependant pas de pneumonie, elle n’est d’ailleurs jamais
mortelle, avec une période d’incubation très réduite de 1 à 2 jours et ne nécessite
généralement pas de traitement, la guérison a lieu le plus souvent en moins de 5 jours
(TOSSA et al ,2006).
• Les formes extra-pulmonaires : il peut arriver que les bactéries se localisent dans
d’autres organes que les poumons, plus fréquemment rencontrée chez les
immunodéprimés. Cette forme peut présenter une pneumonie ou non selon les cas.
Elle provoque des atteintes neurologiques (hallucinations, coma, convulsions, paralysie
des nerfs crâniens, myélite aiguë…), cardiaques, digestives, rénales, musculaires,
cutanées, articulaires et d’autres encore (Tableau 2).
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