Introduction
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Introduction
Face à une société tournée vers la surconsommation et un état écologique planétaire
déplorable, de plus de plus de pays se tournent vers le développement durable. La
minimisation des déchets est l’une des branches les plus importantes de ce concept. En effet
l’élimination des déchets, qu’ils soient organiques (coproduits) ou inorganiques, représente un
problème considérable, car une mauvaise gestion de ces derniers entraine une accumulation
de polluants aussi bien sur terre qu’en mer.
Selon le rapport sur la situation mondiale des pêches et de l’aquaculture, 34.2% des stocks
mondiaux des produits de la mer sont surexploités (FAO, 2020). La production mondiale de
crevettes est de 8.2 MT par an incluant la pèche et l’aquaculture (FAO, 2014), seul 30% du
poids de la crevette fraîche est consommé directement sous forme de chair, ce qui revient à
environ 5.74 MT de déchets organiques à traiter. Ces déchets représentent les coproduits, on y
retrouve notamment la carapace, la tête et les appendices. Très riches en nutriments, Ils sont
transformés et exploités pour leurs différentes propriétés.
A titre d’exemple, la farine de coproduits de crevettes est utilisée dans les élevages de
salmonidés pour sa teneur élevée en caroténoïdes (RANDRIAMAHATODY, 2011).
L’autolysat des têtes de crevettes, peut aussi être utilisé comme additif alimentaire de par leur
richesse en protéines et en acides aminés libres à haute valeur nutritionnelle (CAO et al,2008)
ou pour ses propriétés antioxydantes (PERALTA et al ,2008). Sans oublier le chitosane,
dérivé de la chitine, un polysaccharide qui entre dans la composition des carapaces qui est
doué d’activités biologiques variées, notamment antiallergique, antioxydante,
antihypertensive, anticoagulante, antidiabétique, anti-obésité, anticancéreuse, antiinflammatoire et antimicrobienne (KHAN et al.,2019 ; NATARAJAN et al.,2017) ;
Le chitosane est une molécule non toxique, biodégradable, non allergène et par conséquent
inoffensive si elle est rejetée dans la nature (NATARAJAN et al. 2017 ; KHAN et al. 2019)
ce qui pourrait présenter un atout majeur dans le traitement des eaux contaminées par
différents germes pathogènes (CRINI, BADOT ET MORIN-CRINI .2019).
En Algérie, la production de la crevette est en troisième position après la pêche artisanale des
petits pélagiques (76,8%) et des poissons démersaux, elle ne représente que 1.8% de la
production halieutique totale (ONS,2018).
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