CHAPITRE I
La pollution du milieu marin par les hydrocarbures et
les procédés de remédiation

 

 
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biologique des polluants sont utilisées pour la biorestauration des sites pollués par le pétrole
(Varjani et al., 2015). La bioremédiation peut être définie comme l'application d'organismes
vivants pour dégrader ou détoxifier des polluants (Ron et Rosenberg, 2014; Varjani et
Upasani, 2016). Cette technologie est une technique efficace, économique, polyvalente et
respectueuse de l'environnement (Chandra et al., 2013).
I.7.2.1 La phytoremédiation.

 
La phytoremédiation est l’ensemble des technologies utilisant les plantes pour réduire,
dégrader ou immobiliser naturellement les polluants des écosystèmes terrestres, aquatiques ou
aériens (figure 7). La bioremédiation assistée par les plantes implique l’interaction des racines
et des microorganismes associés aux systèmes racinaires. Bien que cette méthode soit
principalement utilisée pour les métaux lourds (plomb, cadmium, arsenic, chrome, mercure,
cuivre et zinc) et les radionucléides (uranium, strontium, césium et plutonium), elle peut
également s’appliquer au traitement des polluants organiques (Salt et al., 1998 ; Militon,
2012). Les plantes adsorbent, accumulent ou volatilisent ces composés.
Les principaux mécanismes de phyto-dépollution sont la phyto-extraction, la phytodégradation et la phyto-stabilisation (Vila, 2006). Elle peut être utilisée sur des substrats
solides (sols pollués), liquides (eaux contaminées) ou gazeux (filtration d’air chargé en
composés nocifs volatils) (Pilon-Smits, 2005).
La phytoremédiation peut se faire à l’aide de diverses espèces végétales : Avena fatua, avena
sterilis subsp.ludoviciana, Brassica naspus (Liste et Alexander, 2000). Ballerini et
collaborateurs. (1998) indiquent que le système fibreux racinaire des plantes facilite à la fois
l’accessibilité des contaminants et le métabolisme microbien. En terme de biodégradation, les
plantes possèdent également des enzymes capables de métaboliser certains HAP (Chroma et
al., 2002). Liste et Alexander. (2000) ont obtenu en 8 semaines 74% d’élimination du pyrène
sur un sol avec des plantes. Les rendements chutent à moins de 40% pour un sol sans plantes.
Les rendements d’élimination varient avec le nombre de cycles des HAP. Binet et
collaborateurs. (2000) ont observé une augmentation de la dissipation ou de la
biotransformation de plusieurs HAP, incluant ceux de cinq et six noyaux aromatiques.
Cependant, ces auteurs indiquent que les meilleurs taux d’élimination sont obtenus pour les
HAP de trois cycles, comme le phénanthrène ou l’anthracène.
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