CHAPITRE I
La pollution du milieu marin par les hydrocarbures et
les procédés de remédiation

 

 
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(Louisiane, Mississipi, Alabama, Floride) sur plusieurs centaines de kilomètres de côtes
(Milinkovitch, 2011).
Les guerres : D’autres sources viennent alourdir le bilan, citons l’exemple de la première
guerre du Golfe, où la fin du conflit en 1991 a révélé la catastrophe des champs de puits de
pétrole en flamme et le naufrage de pétroliers bombardés, déversant des quantités importantes
de brut. Le bilan total a été estimé à 800 000 tonnes déversées, 40 millions de tonnes de sols
saturés de pétrole et 700 km de côtes polluées (Soltani, 2004).
I.3 Toxicité des hydrocarbures pétroliers.

 
Les déversements des hydrocarbures pétroliers par les diverses sources naturelles et
anthropiques telles que : ruissellements terrestres, déversements de pétrole brut, ordures des
raffineries de pétrole, production de pétrole en mer, activités de transport et déversement
accidentel de combustibles et autres, peuvent avoir des répercussions sérieuses sur
l’environnement marin, tant par engluement physique que pas toxicité (Yakimov et al., 1998).
La sévérité de l’impact dépend généralement de la quantité et du type d’hydrocarbure déversé,
des conditions ambiantes, ainsi que de la sensibilité aux hydrocarbures des organismes
touchés et de leur habitats.
Les hydrocarbures pétroliers sont des polluants organiques persistants, pouvant détruire
l'équilibre écologique qui peut prendre des années, voir des décennies pour se rétablir (Zhang
et al., 2011). Ils sont retrouvés à différents niveaux (surface, colonne d’eau, sédiment) et sous
différentes formes (intacts ou biotransformés, solubles, particulaires).
Fellenberg (1980) a rapporté qu’au contact de l’eau, le pétrole et ses sous-produits s'étalent et
forment un film à la surface de l’eau qui interfère avec la pénétration de la lumière dans la
colonne d’eau ainsi qu’avec les échanges gazeux entre l’air et l’eau. Ils sont aussi connus pour
avoir un effet inhibiteur sur de nombreuses réactions enzymatiques et peuvent obstruer les
ouvertures stomatales chez les macrophytes interférant ainsi avec le processus de
photosynthèse (Kaiser, 2001). Des études effectuées dans la mer du Nord ont démontré que la
pollution par les hydrocarbures diminue la richesse spécifique et nuit à la dispersion des
organismes marins. Ce phénomène a aussi été observé par Gesteira et Dauvin (2000) lors de
leurs études de deux communautés infralittorales d’amphipodes de la côte ouest de la Manche
et du nord de la péninsule Ibérique. Dans les deux cas, il a été remarqué la disparition du
genre Ampelisca ainsi qu’un très faible taux de recolonisation des autres espèces
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