CHAPITRE I
La pollution du milieu marin par les hydrocarbures et
les procédés de remédiation
18
I.2.2 Origines anthropiques.
Les hydrocarbures pétroliers peuvent avoir comme sources des processus naturels, mais
l’activité anthropique est généralement considérée comme la source majeure d’introduction
des hydrocarbures dans l’environnement.
Les activités industrielles en général: L’utilisation et la combustion de cette énergie fossile sur
les continents, dans les mers et l’atmosphère constitue une importante source
d’hydrocarbures, qui seront apportés au milieu marin directement ou indirectement via les
rivières, les eaux de ruissellement, les particules aérosols contaminées, les rejets industriels et
urbains, de fumées industrielles, gaz d’échappement des moteurs (Lipiatou et Saliot, 1991).
Les rejets industriels et domestiques des stations d’épuration contiennent des quantités non
négligeables en hydrocarbures suites à leurs utilisations en tant que sources d’énergie et de
matière primaire pour divers produits tout au long de la chaîne industrielle.
Les activités pétrolières : Les activités pétrolières engendrent une contamination continue et
chronique des points de rejets souvent marins et aussi peuvent causer des déversements
accidentels au cours des différentes étapes des activités pétrolières: les fuites des oléoducs, les
opérations de vidange réalisées par les pétroliers en mer, les opérations offshore (rejet des
eaux de gisement), rejet urbain (Raffineries et industries pétrochimiques installées dans des
zones portuaires). En Méditerrané, 9000 trajets de pétroliers, transportant plus de 400 millions
de tonnes de pétrole brut, ont été enregistrés en 2006. D’après certaines études, environ 0,1%
du pétrole brut transporté est délibérément déversé dans la mer chaque année à la suite
d’opérations de nettoyage des citernes (Kluser et al., 2006).
Le déballastage : Une fois sa cargaison déchargée, un pétrolier doit ballaster c’est-à-dire
remplir d’eau de mer ses cuves pour assurer la stabilité du navire lorsqu’il fait route. Le
ballast représente en volume environ 1/5 du navire. Lorsqu’il se prépare de nouveau à
charger, le pétrolier doit donc vider ses cuves de l’eau de mer qu’elles contiennent. Cette
opération de déballastage théoriquement réalisée dans les installations portuaires prévues à cet
effet, a lieu en réalité souvent en mer de façon illégale, à l’approche des ports (Laurent et
Castellanet, 2003).
Le dégazage : Correspond aux rejets d’huiles de vidange et de résidus de fuel générés par les
moteurs de l’ensemble des navires. Les pollutions dues aux vidanges des moteurs, aux huiles
et résidus de fuel concernent en effet tous les types de navires : transport de cargaison
La pollution du milieu marin par les hydrocarbures et
les procédés de remédiation
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I.2.2 Origines anthropiques.
Les hydrocarbures pétroliers peuvent avoir comme sources des processus naturels, mais
l’activité anthropique est généralement considérée comme la source majeure d’introduction
des hydrocarbures dans l’environnement.
Les activités industrielles en général: L’utilisation et la combustion de cette énergie fossile sur
les continents, dans les mers et l’atmosphère constitue une importante source
d’hydrocarbures, qui seront apportés au milieu marin directement ou indirectement via les
rivières, les eaux de ruissellement, les particules aérosols contaminées, les rejets industriels et
urbains, de fumées industrielles, gaz d’échappement des moteurs (Lipiatou et Saliot, 1991).
Les rejets industriels et domestiques des stations d’épuration contiennent des quantités non
négligeables en hydrocarbures suites à leurs utilisations en tant que sources d’énergie et de
matière primaire pour divers produits tout au long de la chaîne industrielle.
Les activités pétrolières : Les activités pétrolières engendrent une contamination continue et
chronique des points de rejets souvent marins et aussi peuvent causer des déversements
accidentels au cours des différentes étapes des activités pétrolières: les fuites des oléoducs, les
opérations de vidange réalisées par les pétroliers en mer, les opérations offshore (rejet des
eaux de gisement), rejet urbain (Raffineries et industries pétrochimiques installées dans des
zones portuaires). En Méditerrané, 9000 trajets de pétroliers, transportant plus de 400 millions
de tonnes de pétrole brut, ont été enregistrés en 2006. D’après certaines études, environ 0,1%
du pétrole brut transporté est délibérément déversé dans la mer chaque année à la suite
d’opérations de nettoyage des citernes (Kluser et al., 2006).
Le déballastage : Une fois sa cargaison déchargée, un pétrolier doit ballaster c’est-à-dire
remplir d’eau de mer ses cuves pour assurer la stabilité du navire lorsqu’il fait route. Le
ballast représente en volume environ 1/5 du navire. Lorsqu’il se prépare de nouveau à
charger, le pétrolier doit donc vider ses cuves de l’eau de mer qu’elles contiennent. Cette
opération de déballastage théoriquement réalisée dans les installations portuaires prévues à cet
effet, a lieu en réalité souvent en mer de façon illégale, à l’approche des ports (Laurent et
Castellanet, 2003).
Le dégazage : Correspond aux rejets d’huiles de vidange et de résidus de fuel générés par les
moteurs de l’ensemble des navires. Les pollutions dues aux vidanges des moteurs, aux huiles
et résidus de fuel concernent en effet tous les types de navires : transport de cargaison
