Chapitre IV : Résultats et discussion
73
Par ailleurs, il est à noter que la qualité d'une prédiction reste tributaire d'une urbanisation
planifiée ; dont les paramètres sont connus et réglementés. Les constructions illicites pour des
raisons sociales ou sécuritaires peuvent considérablement biaiser tout modèle de prédiction.
2. L’impact de cette évolution d’occupation du sol
L’analyse diachronique des deux images satellitaires utilisées dans le cadre de ce travail, montre
d’emblée l’important changement des communes de la baie d’Alger. La croissance
démographique continue entre les deux périodes, s’est traduite par une extension spatiale de
l’agglomération urbaine, dont les marques les plus visibles s’expriment dans la densification de
l’habitat, la multiplication des voies de communication et l’essor des activités économiques.
Avec cette croissance mal maîtrisée, l’agglomération algéroise atteint une taille difficilement
gérable, avec les problèmes inhérents à une mégapole d’un pays en développement. D’ores et
déjà, les pouvoirs publics ne sont plus capables d’assurer ni une alimentation régulière en
énergie électrique, ni la collecte efficace des ordures ménagères et autres déchets solides, ni un
transport de qualité, ni de prémunir ses deux millions d’habitants contre les risques sismiques.
Les autorités officielles sont pourtant conscientes que «le développement incontrôlé, voire
anarchique, des grandes agglomérations engendre des coûts économiques très élevés ainsi que
la dégradation du cadre de vie des citoyens». (Rapport de GGA 1998, in MEDJADJ, T).
2.1. Impact sur l’environnement
2.1.1. Déchets solides et liquide
Parallèlement à la croissance urbaine et démographique, la génération de déchets urbains a
connu elle aussi des évolutions importantes. Évaluée en 2005 à environ 8,5 millions de tonnes
par an (soit 23 288 tonnes par jour) à l’échelle national, cette production connaît une
progression sensible. Le seuil des 12 millions de tonnes de déchets solides urbains fut
certainement franchi en 2010. Dans l’étude du Ministère de l’Aménagement du Territoire et de
l’Environnement (MATE, 2005) sur l’état de l’environnement en Algérie, il est indiqué que la
production de déchets par habitant dans le milieu urbain est passée de 0,76 kg/jour
en 1980 à 0,9 kg/jour en 2002, pour atteindre 1,2 kg/jour en moyenne en 2005. Par contre, nous
constatons un écart de près de 30 % entre le taux de la collecte des déchets dans les villes
moyennes et les grandes villes.
La wilaya d’Alger a produit plus de 0,87 million de tonnes en 2008. Les déchets solides urbains
proviennent de la consommation des ménages, des établissements publics (écoles, hôpitaux,
73
Par ailleurs, il est à noter que la qualité d'une prédiction reste tributaire d'une urbanisation
planifiée ; dont les paramètres sont connus et réglementés. Les constructions illicites pour des
raisons sociales ou sécuritaires peuvent considérablement biaiser tout modèle de prédiction.
2. L’impact de cette évolution d’occupation du sol
L’analyse diachronique des deux images satellitaires utilisées dans le cadre de ce travail, montre
d’emblée l’important changement des communes de la baie d’Alger. La croissance
démographique continue entre les deux périodes, s’est traduite par une extension spatiale de
l’agglomération urbaine, dont les marques les plus visibles s’expriment dans la densification de
l’habitat, la multiplication des voies de communication et l’essor des activités économiques.
Avec cette croissance mal maîtrisée, l’agglomération algéroise atteint une taille difficilement
gérable, avec les problèmes inhérents à une mégapole d’un pays en développement. D’ores et
déjà, les pouvoirs publics ne sont plus capables d’assurer ni une alimentation régulière en
énergie électrique, ni la collecte efficace des ordures ménagères et autres déchets solides, ni un
transport de qualité, ni de prémunir ses deux millions d’habitants contre les risques sismiques.
Les autorités officielles sont pourtant conscientes que «le développement incontrôlé, voire
anarchique, des grandes agglomérations engendre des coûts économiques très élevés ainsi que
la dégradation du cadre de vie des citoyens». (Rapport de GGA 1998, in MEDJADJ, T).
2.1. Impact sur l’environnement
2.1.1. Déchets solides et liquide
Parallèlement à la croissance urbaine et démographique, la génération de déchets urbains a
connu elle aussi des évolutions importantes. Évaluée en 2005 à environ 8,5 millions de tonnes
par an (soit 23 288 tonnes par jour) à l’échelle national, cette production connaît une
progression sensible. Le seuil des 12 millions de tonnes de déchets solides urbains fut
certainement franchi en 2010. Dans l’étude du Ministère de l’Aménagement du Territoire et de
l’Environnement (MATE, 2005) sur l’état de l’environnement en Algérie, il est indiqué que la
production de déchets par habitant dans le milieu urbain est passée de 0,76 kg/jour
en 1980 à 0,9 kg/jour en 2002, pour atteindre 1,2 kg/jour en moyenne en 2005. Par contre, nous
constatons un écart de près de 30 % entre le taux de la collecte des déchets dans les villes
moyennes et les grandes villes.
La wilaya d’Alger a produit plus de 0,87 million de tonnes en 2008. Les déchets solides urbains
proviennent de la consommation des ménages, des établissements publics (écoles, hôpitaux,
