Chapitre I : Cadre général de l’étude
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Le littoral n’est pas un objet de recherche qui s’impose à l’observateur, mais est un construit
social, qui, d’après B. KALAORA 1998 : « se prête mal aux catégories traditionnelles de
représentation du territoire ». Pour comprendre l’évolution de ces territoires, il faut donc non
seulement s’intéresser au littoral dans sa matérialité mais aussi à la façon dont il est perçu, aux
images et représentations qu’il génère, qui renvoient à notre expérience individuelle et à
l’histoire des représentations collectives.
Différentes instances internationales se sont accordées sur des définitions du littoral. Dans le
cadre de la convention de Barcelone sur la GIZC en méditerranée signée en 2008 par 14 Etats
et l’union européenne, définit la zone côtière comme : « espace géomorphologique de part et
d’autre du rivage de la mer où se manifeste l’interaction entre la partie marine et la partie
terrestre à travers des systèmes écologiques et systémiques de ressources complexes
comprenant des composantes biotiques coexistant et interagissant avec les communautés
humaines et les activités socio-économiques pertinentes » .
Étudier les enjeux de définition et de délimitation du littoral et l’arrière-pays est ainsi un point
d’entrée pour comprendre les modes de développement choisis et l’aménagement des littoraux.
Certes les découpages officiels varient selon les pays, et ils peuvent même être trompeurs dans
une perspective comparative internationale. Mais, étudier la construction de ces délimitations
et retracer l’histoire des représentations sociales de ces délimitations permet d’éclairer les
Figure I. 2: Le territoire dans le système spatial littoral, (modifié et adapté à la
thématique) (Le Berre, 1992)
Zone côtière
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