Chapitre I : La caractérisation de la phylogénie et de la résistance aux antibiotiques des
souches d’Escherichia coli isolées à partir de la moule « mytilus galloprovincialis ».
La Recherche bibliographique
I.3.2 Caractères sérologiques :
D’un point de vue épidémiologique, il est essentiel de pouvoir différencier les isolats d’E.
coli. Les travaux de Kaufman ont permis d’établir une première classification d’E. coli fondée
sur l’étude des antigènes de surface. Trois antigènes de surface sont décrits et pris en compte
(orskov et Genus, 1986) :
Les antigènes O somatiques : Sont de nature lipopolysaccharidique et ils forment une partie
de la membrane externe de la paroi bactérienne.
Les antigènes K capsulaire, Correspondent à la capsule polysaccharidique.
Les antigènes H flagellaire, sont associés aux protéines des flagelles et sont également varié,
leurs identification permet de déterminer le sérotype d’une souche de colibacille.
I.3.3 Organisation du génome et virulence :
L’organisation chromosomique entre les bactéries proches est globalement conservée, Mais il
existe une grande variabilité génomique entre des bactéries d’une même espèce ou d’un même
genre. Toutes les bactéries sont capables d’évoluer par modification (gain ou Perte) de
matériel génétique, causée par des recombinaisons génétiques ou des mutations, et de
transmettre ces modifications verticalement aux générations suivantes (Sylvie, 2010).
I.3.3.1 Les squelettes génomiques :
L’analyse comparative des différents génomes disponibles à ce jour confirme une variabilité
de taille des génomes au sein de l’espèce E. coli. La plupart des souches pathogènes possèdent
des génomes de plus grande taille par rapport à ceux des souches commensales (Sylvie,
2010). Le génome de la souche d’E. coli K-12 séquencée en 1997 est constitué de 4,7×10
6
paires de bases (4 200 protéines codées). Certains gènes codants pour des fonctions
essentielles, sont communs à toutes les souches d’E. coli et définissent le squelette génomique
(Welch et al., 2002). L’analyse de ces gènes permet d’étudier les relations génétiques entre
espèces. Cependant le nombre de gènes constituant ce squelette dépend principalement du
nombre et de la diversité des organismes comparés (Sylvie, 2010).
Page 19
Précédent

La caractérisation de la phylogénie et de la résistance aux antibiotiques des souches d\'Escherichia coli isolées à partir de la moule \"mytilus galloprovincialis\": - 17/59

Suivant