_____________________________________________________ CHAPITRE I : GÉNÉRALITES
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I.2.2. Propriétés et critères de sélection des bactéries probiotiques en aquaculture
Pour utiliser un microorganisme comme probiotique en aquaculture, il est nécessaire de le
caractériser et de le sélectionner par un processus adapté (Figure 1) (BALCAZAR et al. 2006).
D’après BALCAZAR et al. (2006), il est essentiel de connaître l’origine des candidats probiotiques,
en partant du principe que les souches qui proviennent d’un animal sain ne sont généralement ni
pathogènes, ni toxiques. De plus, ces bactéries doivent être capables de survivre dans les conditions
du tractus gastro-intestinal et de résister au passage dans l’estomac, aux enzymes pancréatiques, aux
sels biliaires et à l’acidité. Une fois la souche bactérienne isolée, elle doit subir deux type de tests
d’antagonisme contre les pathogènes.
Le premier type concerne les tests in vitro. Un premier test est appliqué contre des bactéries
pathogènes sur des milieux de culture gélosé ou liquide. D’autres tests de caractérisation de
probiotiques in vitro peuvent évaluer :

La capacité de produire des composés à effet antimicrobien. On peut citer : les acides
organiques, le peroxyde d’hydrogène, le dioxyde de carbone, le di-acétyle, et les bactériocines.

La capacité à entrer en compétition avec les bactéries pathogènes vis-à-vis des éléments
nutritifs et des sites d’adhésion, et par conséquent à survivre et à se multiplier pendant le
transit dans le tractus.
Le second type de test concerne l’antagonisme in vivo contre les pathogènes. Ce type de test peut
être appliqué tout d’abord à des organismes utilisés comme proies vivantes (Artémia ou rotifères) en
tant que modèles expérimentaux, car ils sont faciles et rapides à cultiver. Puis le test d’antagonisme
in vivo doit être appliqué aux larves de poissons.
Les probiotiques sont évalués in vivo pour leur capacité à coloniser le tractus intestinal. Le
processus de la colonisation est caractérisé par l’adhésion des bactéries à la surface muqueuse. Au
niveau de la muqueuse intestinale, l’adhésion des probiotiques est dépendante entre autres, du flux
de matière dans la lumière intestinale, de la compétition pour les éléments nutritifs, de la
disponibilité des sites d’adhésion et des propriétés physico-chimiques de surface de la paroi des
probiotiques (WADSTRÖM et al. 1987; FRETER, 1992 ; SCHILLINGER et al. 2005).
L’adhérence et la colonisation des probiotiques font partie des mécanismes de protection contre les
microbes pathogènes (VINE et al. 2004).
De plus, les probiotiques doivent être caractérisés pour leurs effets immuno-modulateurs sur l’hôte.
Par exemple, ils peuvent modifier la réponse immunitaire de l’hôte en interagissant avec les cellules
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