Chapitre IV :
Présentation de l’Analyse du Cycle de Vie (ACV)
37
IV.1.2.3. Analyse et évaluation des impacts :
Les résultats de l’analyse de l’inventaire issus de l’étape précédente sont traduits en
impacts potentiels correspondants. Selon l’ISO 14044 (ISO 2006b), l'évaluation de l'impact du
cycle de vie permet la détermination de l’importance et la signification des impacts potentiels
du système étudié. Cette étape comprend trois éléments obligatoires :
La sélection, consiste dans le choix cohérent avec les objectifs de l’étude, des catégories
d’impact, des indicateurs de catégories, et des modèles de caractérisation. Ce choix doit être
justifié en fonction de la nature du système étudié, et de la pertinence environnementale des
indicateurs de catégories établis par les modèles de caractérisation.
La classification, détermine quelles émissions contribuent à quels effets environnementaux.
L’attribution des résultats de l’inventaire aux catégories d’impact telles que le réchauffement
climatique, l’eutrophisation, l’acidification, l’écotoxicité…etc. Ainsi, certaines émissions sont
par exemple affectées à une ou plusieurs catégories d’impact. Par exemple, les émissions de
NOx peuvent contribuer à la fois à l’acidification et à la toxicité.
La caractérisation, permet de quantifier, les contributions des différentes émissions et
extractions du cycle de vie du système aux différentes catégories ou classes d’impact
correspondantes (Réchauffement climatique, Eutrophisation, ecotoxicité terrestre et aquatique,
Effets respiratoires, Effets cancérigènes…). C’est donc le lien entre les résultats de l’inventaire
exprimés en Kg par unité fonctionnelle, et l’indicateur de catégorie CI qui traduit le poids de la
contribution de chaque substance à sa catégorie d’impact.
Cette conversion des émissions ou extractions comme résultats de l’inventaire en impacts
potentiels est possible par le biais d’un facteur de caractérisation défini préalablement par des
modèles mathématiques de caractérisation qui sont différents selon les méthodes d’ACV ainsi
que selon la catégorie d'impact et la substance émise ou extraite dans le cycle de vie du système.
Par exemple, le facteur de caractérisation du CO2 dans l’impact « effet de serre » représenté par
l’indicateur GWP est égal à 1.
Le lien existant entre l'indicateur de catégorie, le facteur de caractérisation et les résultats de
l’inventaire s’exprime sous la forme donnée par l'équation (1) (Renou 2006).
Ii =Σ FCij · Rj (1)
Avec : Ii, indicateur d'impact de la catégorie i
FCij, facteur de caractérisation associée au flux d'inventaire j pour la catégorie i
Rj, résultats de l'inventaire de cycle de vie pour le flux d'inventaire j
D’autres auteurs expriment la même relation par l’équation (2) (joliet et al.2003):
Avec : Si, score d'impact de la catégorie i
FCij, facteur de caractérisation associée au flux d'inventaire j pour la catégorie i
Mi, masses des substances émises et ou extraites (résultats de l’inventaire)
Si = Σ FCij . Mi (2)
Présentation de l’Analyse du Cycle de Vie (ACV)
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IV.1.2.3. Analyse et évaluation des impacts :
Les résultats de l’analyse de l’inventaire issus de l’étape précédente sont traduits en
impacts potentiels correspondants. Selon l’ISO 14044 (ISO 2006b), l'évaluation de l'impact du
cycle de vie permet la détermination de l’importance et la signification des impacts potentiels
du système étudié. Cette étape comprend trois éléments obligatoires :
La sélection, consiste dans le choix cohérent avec les objectifs de l’étude, des catégories
d’impact, des indicateurs de catégories, et des modèles de caractérisation. Ce choix doit être
justifié en fonction de la nature du système étudié, et de la pertinence environnementale des
indicateurs de catégories établis par les modèles de caractérisation.
La classification, détermine quelles émissions contribuent à quels effets environnementaux.
L’attribution des résultats de l’inventaire aux catégories d’impact telles que le réchauffement
climatique, l’eutrophisation, l’acidification, l’écotoxicité…etc. Ainsi, certaines émissions sont
par exemple affectées à une ou plusieurs catégories d’impact. Par exemple, les émissions de
NOx peuvent contribuer à la fois à l’acidification et à la toxicité.
La caractérisation, permet de quantifier, les contributions des différentes émissions et
extractions du cycle de vie du système aux différentes catégories ou classes d’impact
correspondantes (Réchauffement climatique, Eutrophisation, ecotoxicité terrestre et aquatique,
Effets respiratoires, Effets cancérigènes…). C’est donc le lien entre les résultats de l’inventaire
exprimés en Kg par unité fonctionnelle, et l’indicateur de catégorie CI qui traduit le poids de la
contribution de chaque substance à sa catégorie d’impact.
Cette conversion des émissions ou extractions comme résultats de l’inventaire en impacts
potentiels est possible par le biais d’un facteur de caractérisation défini préalablement par des
modèles mathématiques de caractérisation qui sont différents selon les méthodes d’ACV ainsi
que selon la catégorie d'impact et la substance émise ou extraite dans le cycle de vie du système.
Par exemple, le facteur de caractérisation du CO2 dans l’impact « effet de serre » représenté par
l’indicateur GWP est égal à 1.
Le lien existant entre l'indicateur de catégorie, le facteur de caractérisation et les résultats de
l’inventaire s’exprime sous la forme donnée par l'équation (1) (Renou 2006).
Ii =Σ FCij · Rj (1)
Avec : Ii, indicateur d'impact de la catégorie i
FCij, facteur de caractérisation associée au flux d'inventaire j pour la catégorie i
Rj, résultats de l'inventaire de cycle de vie pour le flux d'inventaire j
D’autres auteurs expriment la même relation par l’équation (2) (joliet et al.2003):
Avec : Si, score d'impact de la catégorie i
FCij, facteur de caractérisation associée au flux d'inventaire j pour la catégorie i
Mi, masses des substances émises et ou extraites (résultats de l’inventaire)
Si = Σ FCij . Mi (2)
