Chapitre I
Généralités
13
1. Données antérieures :
L’aquaculture est confrontée notamment à deux contraintes majeures qui empêchent cette
activité d’atteindre une place importante dans certaines régions comme c’est le cas sur les
rives de la Méditerrannée :
1- La disponibilité des sites d’installation de fermes aquacoles qui se font de plus en
plus rares.
2- La dureté des réglementations environnementales vis-à-vis des rejets des fermes
aquacoles. (Levenant et al, 1995).
La première est due à la compétition pour l’usage du littoral qui a obligatoirement fait
apparaitre des lois et des décrets sur l’aménagement du littoral qui cherchent à optimiser
l’utilisation de l’espace.
La deuxième a surgit suite aux problèmes de pollution et d’eutrophisation (enrichissement
d’un milieu en azote et phosphore) (Troell et al, 1999) dus aux rejets des eaux usées
d’élevage sans traitement directement dans l’eau de mer (circuit ouvert) (Mazzola et al,
1999).
L’élevage en eau recirculée après différents traitements a été proposé pour résoudre ces deux
problèmes. Il présente néanmoins des inconvénients puisque la réutilisation de l’eau est
limitée par l’accumulation des déchets toxiques excrétés : CO2 et ammoniac en particulier
(Lemarié et Toften, 2003), qui varie en fonction de la densité des poissons (Leonard et al,
2002 ; Pagand et al, 2000).
Pour résoudre ce problème d’une manière appropriée et pouvoir ainsi améliorer la qualité de
l’eau d’élevage, on peut intégrer d’autres espèces qui vont consommer les déchets. Ces
espèces doivent être écologiquement compatibles et peuvent cohabiter dans le même
environnement en transformant les déchets en ressources. On parle alors de système IMTA
pour Integrated Multi-Trophic Aquaculture et cela semble être une solution d’avenir pour
l’aquaculture (Lightfout et al, 1993 ; Pegand et al, 2000).
L’intégration en aquaculture est relativement récente dans les pays du nord mais existait
depuis le 15
éme
siècle dans les pays de l’Asie (Brezski et Newkirk, 1997) voir avant
puisqu’elle est apparue dans le traité de pisciculture de Fan LI publié depuis le 5
ème
siècle
avant J-C (Billard et al, 2000). Cette activité a commencé par des polycultures extensives
associant agriculture et aquaculture (Voir Figure 01) (Billard et al, 2000).Elles ont ensuite
été remplacées par des monocultures intensives, Le tableau 01(Voir Annexes) présente
quelques expériences et projets d’intégration en aquaculture.
Généralités
13
1. Données antérieures :
L’aquaculture est confrontée notamment à deux contraintes majeures qui empêchent cette
activité d’atteindre une place importante dans certaines régions comme c’est le cas sur les
rives de la Méditerrannée :
1- La disponibilité des sites d’installation de fermes aquacoles qui se font de plus en
plus rares.
2- La dureté des réglementations environnementales vis-à-vis des rejets des fermes
aquacoles. (Levenant et al, 1995).
La première est due à la compétition pour l’usage du littoral qui a obligatoirement fait
apparaitre des lois et des décrets sur l’aménagement du littoral qui cherchent à optimiser
l’utilisation de l’espace.
La deuxième a surgit suite aux problèmes de pollution et d’eutrophisation (enrichissement
d’un milieu en azote et phosphore) (Troell et al, 1999) dus aux rejets des eaux usées
d’élevage sans traitement directement dans l’eau de mer (circuit ouvert) (Mazzola et al,
1999).
L’élevage en eau recirculée après différents traitements a été proposé pour résoudre ces deux
problèmes. Il présente néanmoins des inconvénients puisque la réutilisation de l’eau est
limitée par l’accumulation des déchets toxiques excrétés : CO2 et ammoniac en particulier
(Lemarié et Toften, 2003), qui varie en fonction de la densité des poissons (Leonard et al,
2002 ; Pagand et al, 2000).
Pour résoudre ce problème d’une manière appropriée et pouvoir ainsi améliorer la qualité de
l’eau d’élevage, on peut intégrer d’autres espèces qui vont consommer les déchets. Ces
espèces doivent être écologiquement compatibles et peuvent cohabiter dans le même
environnement en transformant les déchets en ressources. On parle alors de système IMTA
pour Integrated Multi-Trophic Aquaculture et cela semble être une solution d’avenir pour
l’aquaculture (Lightfout et al, 1993 ; Pegand et al, 2000).
L’intégration en aquaculture est relativement récente dans les pays du nord mais existait
depuis le 15
éme
siècle dans les pays de l’Asie (Brezski et Newkirk, 1997) voir avant
puisqu’elle est apparue dans le traité de pisciculture de Fan LI publié depuis le 5
ème
siècle
avant J-C (Billard et al, 2000). Cette activité a commencé par des polycultures extensives
associant agriculture et aquaculture (Voir Figure 01) (Billard et al, 2000).Elles ont ensuite
été remplacées par des monocultures intensives, Le tableau 01(Voir Annexes) présente
quelques expériences et projets d’intégration en aquaculture.
